Comportement du loup en période de frai

Il est communément admis que la période de frai commence vers la fin octobre, au moment où l’eau rafraichit rapidement, les premières concentrations arrivent dès la première lune qui suit le 1er novembre. Les loups se regroupent en compagnes de plusieurs individus (de 3 / 4 à plusieurs dizaines, exceptionnellement maintenant de plusieurs centaines) et vont frayer sur certaines zones de la Côte Bleue, autour des îles de Marseille, sur des épaves et des jetées, en falaise à Cassis ou La Ciotat et l’Ile Verte, autour des Embiez. Cette période dure jusqu'en février-mars, en tout cas sur Marseille.

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source : loeildugobie.free.fr
La plupart du temps, les concentrations les plus importantes se produisent entre le 15 janvier et le 15 février avec un premier pic avant la Noël et un dernier vers mi-mars. Il est néanmoins possible de prendre des loups avec des poches d’œufs résiduelles toute l’année

D’un ou plusieurs bancs assez importants et qui se tiendraient plutôt en « profondeur », des femelles « à terme » se décrocheraient, suivies de quelques mâles.

Les clairières de sable bordées de posidonies entre 10 et 25 m de fond à proximité d’une remontée, d’un amoncèlement de blocs sont favorables aux passages. La femelle ou les femelles, accompagnées de plusieurs mâles effectue un parcours, qui peut être répétitif, soit vers la côte, soit vers la remontée. Chaque femelle va ainsi, en fonction des conditions de mer effectuer ce manège pendant un à deux mois.

Les femelles recherchent alors des lieux tranquilles et propices à leurs « pontes » : les fameuses frayères, nous y reviendrons. Leur comportement est alors symptomatique, elles « déambulent » en semblant « concentrées » sur leur mission du moment et peuvent ne prêter qu’une attention relative au chasseur qui se serait fait discret. Des mâles suivent leurs promises, eux aussi affairés, concentrés à ne pas perdre la ou les femelles qu’ils suivent. Certains chasseurs ont observé que la femelle semblait « marquer » un territoire ou un cheminement par des effleurements sur des rochers qui se reproduiraient à chaque passage de la même compagne sur un même périple. Pour ma part, j’ai vu un tel phénomène en été ou au printemps avec des loups qui se frottaient soit sur le fond (sable / gravette), soit à des algues brunes en tête de roche sur des petits fonds, dans ces cas là, j’avais assimilé cette pratique à un moyen de se débarrasser de parasites ou de faire sortir des proies du sable, ou à un « jeu », tant ils semblaient y prendre plaisir…

Le phénomène de « cheminement en boucle » ou de périple répétitif est en soi de moins en moins observable, car le poisson est trop dérangé sur les zones où il avait ce type « d’habitude », notamment quand il s’agit des faibles profondeurs. Selon le témoignage de chasseurs expérimentés, Il apparaît aussi qu’une compagne de loups en goguette puisse avoir un circuit qui comporte plusieurs frayères.

Il fût un temps où des chasseurs comme Esclapez avaient même des « postes » qu’ils avaient aménagés et améliorés en confectionnant des « murets » de pierres dans peu d’eau, sur des passages réguliers et repérés. D’autres prenaient le temps d’observer le passage de la ou des compagnes, chronométraient le temps de la « boucle » afin de produire leurs agachons en phase avec le retour du groupe, de manière à tirer le dernier poisson le plus discrètement possible et ainsi profiter du phénomène pour « faire » plusieurs loups. Dans ces cas là, l’idée demeure de ne pas tirer la femelle, car c’est elle qui « tient » le reste de la troupe. Cette possibilité d’utiliser le rituel du frai est malheureusement maintenant limitée… La chasse « à poste » est devenue complexe et plus rare devant les changements d’habitudes du poisson.


Il ne faut cependant pas négliger complètement cette option, selon le type de pêche que l’on veut ou peut pratiquer
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source : loeildugobie.free.fr
(condition physique, bateau ou pas, etc.…). Mais il s’agira d’une école de patiente, d’observation et de résistance thermique. C’est notamment le cas sur les digues où, par une chasse assez statique, caché dans les blocs ou en effectuant une indienne très lente et attentive, le « manège » d’une ou deux femelles suivies de quelques mâles demeure régulièrement observable. Si le groupe n’a pas conscience de votre présence, le tir pourra même être enfantin.

Sur les sites propices au frai, on peut aussi rencontrer des individus isolés (souvent moins de 7/800 g) qui vont seuls ou par deux ou trois, sans femelle et qui « viennent » voir, parfois jusqu’en surface, la « masse » que représente le chasseur… Pensent-il qu’il s’agit d’une femelle… ? (Comme feraient des sars ou des corbs en « montant » vers le chasseur en pensant qu’il s’agit d’un mérou).
Dans tous les cas, devant le dérangement global, notamment sur les îles de Marseille, il devient complexe de tirer plusieurs poissons dans un même groupe.
Peut-être en profondeur, au-delà des 20 mètres, le poisson, comme pour d’autres espèces, est-il plus « tranquille », plusieurs chasseurs sont formels, des frayères comportent alors encore des possibilités de tirs multiples sur des groupes comptant plusieurs dizaines d’individus.

Il apparaît aussi de plus en plus qu’une partie de l’action de frai se « joue » en pleine eau, ce qui doit quand même poser problème en terme de « mortalité » sur la ponte et de stress pour les loups, car les frayères jouent un rôle particulier dans les conditions de la reproduction : en terme de « protection » de la ponte, de manière à ce qu’un maximum d’œufs soient fécondés, en matière d’oxygénation sans doute, avec du courant, mais pas trop…

Au-delà des frayères et comme en d’autres saisons, il faut se rappeler que les loups aiment bien être dans « la frappe » là où l’eau est oxygénée, où certains aliments peuvent se trouver « décrochés » de la roche… mais aussi qu’ils adorent les posidonies alternées de sable, avec de l’eau légèrement trouble où l’on peut alors les faire venir après de longs agachons, comme l’été.

Parmi les nombreux paramètres que le chasseur devra observer pour comprendre tous les aspects du phénomène complexe et systémique du frai et de la présence des loups sur site, le courant est important. Un bon poste sera exposé au courant et il faudra s’y placer face au courant. Sur les îles de Marseille, un courant d’Est est plutôt intéressant pour beaucoup de points : Il semblerait qu’avec ce type de courant, de nombreux loups entre 500g et 3kg soient pris à l’agachon.

Image Seaman nous indique un autre aspect déterminant : connaître l’influence du vent… Par mistral assez fort, on cherchera plutôt des grosses femelles (> 4kg) à trou sur toute la portion de côte du Cap Croisette à Sormiou, alors qu’avec un vent d’Est on chasse plutôt à l’agachon et à vue. Bien sûr le moment est aussi important : sur les îles les loups « remontent » le soir et « descendent » le matin…

Il faut noter aussi qu’une frayère est sans doute un « lieu familier » pour les loups, ils se tiendront dans sa proximité même en d’autres saisons. D’autres visiteurs peuvent aussi être un indice, comme les mulets « tournant » dans une pierre…

Enfin, entre mars et mi-avril, au moment où le frai se termine et avant que l’essentiel des loups ne reprennent le chemin des estuaires et étangs (phénomène de « repasse »), il est temps pour eux (et surtout elles…) de se nourrir et récupérer des forces. Il est alors possible, toujours dans les zones oxygénées, pointes battues, etc.…, de surprendre à l’agachon ou en surface dans la mousse, de beaux individus. A méditer, les chasseurs étant moins nombreux à cette période.


 

Configuration des frayères


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Grotte sur un sec réputé des iles de Marseille
Au-delà du comportement général des loups durant la période de frai, il y a des caractéristiques particulières à leur activité selon que l’on se trouve sur la Côte Bleue, dans le golfe de Marseille, sur l’Archipel du Frioul, sur celui de Riou, en falaise de Cassis ou encore dans le Var aux Embiez, ou à plus forte raison dans les Alpes Maritimes.

Les frayères ont des caractéristiques communes, mais peuvent avoir des « formes » bien différentes et en plus de la configuration de la frayère elle-même, Il faudra être attentif à leur environnement lorsque l’on prospecte, surtout si c’est « hors saison » que l’on mène cette activité. Toutefois, on ne sera sûr d’avoir trouvé une vraie frayère que quand on aura vu des loups dedans… L’exemple du tir effectué à trou par Mibot cet hiver sur une femelle de 9 kilos est typique de cette réalité : la pierre en question a de fortes chances d’être une frayère… A vérifier lors de prochaines visites…
Parmi les « éléments » communs, la frayère correspond le plus souvent à un dessous de bloc, une « rague », un trou, assez ouvert, ou le courant peut « aérer » l’espace intérieur, mais sans y être violent. Il y aura donc plusieurs « entrées », où les poissons peuvent circuler, tout en se sentant « en sécurité » durant la ponte.

Le sol est souvent constitué de gravette, de sable, mais ce peut être aussi la roche elle-même sur laquelle repose les autres blocs qui constituent la frayère, dans tous les cas, ce sol est « propre ».

La frayère est donc placée dans un endroit ou le courant sévit, mais elle-même est toujours à l’abri des flux les plus violents, de manière à ce que les loups soient abrités lorsqu’ils sont à l’intérieur, mais qu’ils soient chahutés dès qu’ils sortent.

Il n’est pas rare non plus de trouver plusieurs frayères dans un même secteur, très proches les unes des autres, parfois séparées de quelques mètres seulement.

ImageUn amoncellement de blocs, un ou deux gros rochers appuyés contre la paroi d’un tombant ou en « pieds » de falaise, c’est souvent cette configuration qui sert de frayère sur les îles de Marseille par exemple, mais cela se retrouve en falaise à Cassis, derrière l’Ile Verte à La Ciotat, aux « roches tombées » et au Cap Vieux après les Embiez (malheureusement en zone interdite l’hiver pour ce dernier point).

Tedy 13, Seaman et moi sommes d’accord pour dire que lors des grands moments du frai, il se peut aussi que n’importe quelle pierre d’un éboulis standard puisse abriter momentanément une compagne.
Malgré tout, lors de vos prospections sur les zones citées dans le dossier vous verrez surement des endroits magnifiques avec des frayères potentielles en grand nombre, mais dont la plupart n’ont jamais retenu et ne retiendront jamais aucun loup….la nature est parfois difficile à comprendre.

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Cette dalle est une frayère au milieu de nombreux autres blocs
La frayère peut aussi être une faille en falaise, même tout près de la surface, une petite grotte ou encore un petit renfoncement formant un plateau, horizontal, bien oxygéné, mais protégé par un bloc posé par exemple. D’une manière générale, une frayère ne sera pas immense, en prospection, il faut éviter les grandes grottes ou les gros tunnels trop aérés, néanmoins, il semblerait que la taille de la frayère s’accroisse avec la profondeur…


Ceci étant, la profondeur n’est pas, à priori, un critère déterminant, une frayères réputée des îles de Marseille se trouve dans moins de deux mètres me rappelait Tedy 13. Personnellement, je me rappelle d’une « épave » de voiture coincée entre quelques blocs dans 2 ou 3 mètres d’eau au Cap Canaille qui avait séduit quelques représentants.

La zone comportant d’autres frayères dans des blocs, il était difficile de dire si « l’épave » était tombée depuis la falaise sur une frayère préexistante où les poissons avaient continué d’avoir leurs habitudes ou si c’est le positionnement de la carcasse qui avait renforcé l’attrait de pierres jusque là inopportunes…

ImageOn peut s’interroger sur l’impact d’une « épave » / carcasse, même de faible volume, qui se trouverait sur une étendue de sable ou de posidonies, sur les zones déjà citées, mais quand on voit le succès de certaines épaves en Camargue, certes pas seulement au moment du frai, la question semble légitime.

Sur les îles de Marseille, Tedy 13 me confirme que de nombreuses frayères peu profondes ont malheureusement été les cibles régulières, pendant de nombreuses années, de braconniers qui utilisaient des explosifs, puis ramassaient les poissons en surface.
Il a eu l’occasion de se mettre à l’eau sur un poste après qu’une compagne ait été ainsi « traitée »… le fond était jonché de poissons morts…
Combien de « bonnes » frayères ont-elles été « effondrées » lors d’explosions de ce type, le ou les blocs perdant ainsi la configuration originale qui attirait les loups…

Si la profondeur n’est pas forcément un critère, le « dérangement » de la zone par les chasseurs / bateaux / pêcheurs à la traine / professionnels, en est un, les habitudes du poisson changent et certaines frayères ne seront « bonnes » qu’une fois ou deux durant toute la saison alors qu’elles étaient plus prolifiques il y a quelques années…

Il semble que devant l’afflux de chasseurs et autres dérangements, certaines compagnes optent, selon Seaman, pour une fécondation en pleine eau, certainement sur des tâches de sables / gravette qui créent de petites dépressions du terrain lorsqu’elles sont entourées de posidonies. Dans un tel cas, l’environnement « sécurisant » de la frayère étant absent, le stress des poissons modifiera leur comportement. Deviennent-ils « conscients » que le taux de fécondation de leur ponte sera forcément « médiocre », celle-ci ne bénéficiant pas de la protection représentée par la frayère, ni en terme de fluctuations possibles de la température, de la salinité, ni en terme d’abri vis-à-vis du courant potentiellement violent, voire vis-à-vis de prédateurs dans les deux premiers jours de la vie larvaire de leur progéniture.

Laissons la conclusion de ce dossier à Tedy 13 :

Comment trouver une frayère ?

Image« L’observation de toutes les caractéristiques précitées n’est pas en soi la condition principale qui va permettre au chasseur débutant ou à celui qui découvre une nouvelle zone, de repérer à coup sûr une frayère.
La méthode la plus simple c’est qu’un chasseur plus expérimenté vous les fasse découvrir, du moins quelques-unes… Il ne faut pas trop rêver non plus…
Cela peut tout simplement se faire le jour où l’on va tirer une femelle à trou, il suffira alors de revisiter le lieu régulièrement.
C’est plus souvent l’observation systématique de loups dans la même zone qui permettra au fur et à mesure des sorties de déterminer si le poste est favorable.
Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir sur une zone… Après 30 ans de pêche et de plongée autour de Marseille, chaque sortie peut être l’occasion d’une nouvelle trouvaille, comme cette frayère, trouvée fin septembre, dans 12 mètres, autour de laquelle tournait une centaine de loups dont certains très gros … »

 

Ma chasse sur les épaves en Normandie

Bon, lorsque le dabe m’a demandé de réaliser un dossier sur la chasse en épaves normandes, j’ai d’abord récusé l’invitation flatteuse, jugeant que d’autres plus qualifiés que moi, auraient été dignes de l’entreprise.
Mais il a insisté, souhaitant avoir un dossier assez « personnel », et ce qui suit est donc plein de défauts, d’omissions et d’approximations, même si j’ai essayé d’éviter les erreurs techniques.

Préambule, remerciements

ImageJe me dois de dédier ce dossier à celui qui m’a initié à la chasse en épaves normandes, depuis 1986, mon maître et binôme normand, Gino Piantino, qui fut en son temps champion de Basse-Normandie. Des problèmes de santé respectifs nous ont empêchés de poursuivre cette aventure sous marine commune
Deuxième dédicace à Christian André, le maître incontesté de la spécialité, avec qui j’ai eu le bonheur de sortir un trop petit nombre de fois, au début des années 1990, mais que je croise encore chez notre préparateur de bateau commun, ou en mer, généralement au dessus de tôles.

« Mes » épaves :

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Tahitienne ou trident ? Que choisir, se demande l’auteur !
Bien sûr, je ne vais vous donner que les classiques, celles sur lesquelles j’ai fait mes armes. Elles sont encore intéressantes hors saison, car périodiquement partiellement recolonisées, mais en saison, inutile d’y perdre son temps, elles sont trop connues donc trop visitées. De plus elles sont « faciles », car peu profondes, celles que je chasse en côte de Nacre n’excèdent pas 13 m au sable, pour notamment le Derrycunihy. Mais n’oubliez pas que je suis un petit vieux qui chasse seul, je fais ce que je peux.

En même temps, 13 m au sable en Normandie, avec les courants et la turbidité de l’eau, ce n’est pas si facile que cela. En gros, si je chassais à 20 m en Espagne avec MV, je chassais à 15 m en Normandie il y a 15 ans, et une douzaine de m seul actuellement.
En côte de Nacre, il y a le Derrycunihy (face à Luc sur Mer), le Courbet (face à Colleville Mongomery), le Cargo face à Saint Aubin.

Au large d’Arromanches, il y a des ponts flottants coulés, de belles épaves comme le Norfolk, l'Harpagus (aka Wisky), les Bombardons. Les plus au large sont plus profondes, mais en arrière saison, l’eau est claire et l’on peut y chasser à 15 m et plus de profondeur.

Que trouve t’on dans et autour des épaves ?
Les épaves sont des concentrateurs de faune, et l’on y trouve de tout, c’est comme à la « sama ». Bars, mulets, vieilles, congres, lieus, notamment. On y trouve aussi de forts beaux crustacés, notamment du homard. Des poissons plats peuvent s’y poser.
Ne pas négliger les alentours de l’épave, avec des bancs de bars, des plats au sable au pied des structures.

Dangers des épaves

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Le tank de Luc (profondeur 15 m) : il a encore ses chenilles
Les épaves sont potentiellement TRES dangereuses. Il faut vraiment les connaître, les apprivoiser, ne s’aventurer à l’intérieur que si l’on est sûr de la solidité de la structure. N’oublions pas que les épaves sont vouées à une disparition quasi inéluctable, par la corrosion et l’effet conjugué des tempêtes saisonnières. Mon expérience du Courbet et du « Fantôme » (le Derrycunihy) depuis 20 ans m’a permis de constater la disparition de plusieurs « trous » ou « morceaux de cales, le comblement par de la vase ou des laminaires d’autres trous. La fragilisation par corrosion de certaines structures peut entraîner des affaissements, il est préférable de ne pas être dessous.
Autre danger des épaves, les filets qui s’y sont agrégés, et auxquels il est possible de se prendre.
Un autre danger, est la présence de bouts de métal, affilés ou pointus comme des sucres d’orge sucés par la corrosion, menaçant la combinaison, ou l’intégrité physique. Avancer prudemment, tâter l’environnement, reculer prudemment, remonter prudemment (le chasseur de méditerranée s’est déjà certainement cogné le crâne en sortant d’un trou rocheux (en tout cas cela m’est arrivé), imaginez se cogner avec la même force sur un objet pointu dirigé vers le bas).
En épave, une extrême prudence est de rigueur, n’y aller seul que si vraiment on est très très au point, et même…
Certaines épaves sont encore chargées de munitions, de gros obus (Courbet). Proche du fantôme se trouve un tank immergé, pas très intéressant pour la chasse (pas de trous) mais ô combien émouvant.

Il y a quelques semaines, j’ai trouvé à côté du Cargo, un culot d’obus, que j’ai ramassé. Surprise, il était plein de filaments de poudre (habituellement les culots d’obus que l’on trouve sont vides). Eh bien arrivé au bord, on m’ a expliqué ce que c’était que ces filaments ressemblant à de la paille, et un pêcheur local a sorti son briquet et en a allumé un qui a flambé comme au premier jour, après 60 ans d’immersion ! Une fois arrivé chez moi, j’ai du appeler les services de déminage pour m’en débarrasser. Autant dire qu’il faut éviter de tirer accidentellement sur les culots des piles d’obus que l’on trouve sur certaines épaves, les détonateurs sont encore actifs !

Matériel pour épaves

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Mes fusils pour l’épave Tridents Matc en MV 75 et 90, tahitienne titane 8mm pour MV75
Pour pécher EN épave, il est préférable d’utiliser le trident monobloc type MATC, en 75 ou en 90 selon les espaces. Pour le reste, le matériel classique est suffisant. Personnellement je mets plutôt de vieilles combi Lycra, en tout cas je ne mets plus ma Laborde lisse extérieure, pour l’avoir déjà éclatée une fois. Attention, jamais de baudrier, risque d’accrochage trop grand !

Mais avant de pécher l’épave elle même, il est astucieux de pécher AUTOUR, ou de pécher AU DESSUS ou DESSUS. Si l’on a été silencieux dans l’approche, il n’est pas interdit d’espérer que des bancs de bars viennent vous tourner autour en pleine eau, ou d’attirer en dehors des tôles de jolis pépères. La tahitienne peut être alors recommandée dans une première phase.


Comment approcher une épave

Il faut bien sûr supposer que l’on en connaît la localisation précise, que l’on a les amers ou un sondeur GPS.
Si l’on est à distance de l’horaire de l’étale avec un courant consistant, il peut être intéressant de faire des dérives au dessus de l’épave, il y a souvent des bancs de bars qui tournent en pleine eau.
Lorsque le courant faiblit, il est temps de mouiller.
NE JAMAIS MOUILLER SUR L’EPAVE ! Le choc du mouillage sur la tôle est un moyen assez efficace de la vider.
Mon système de mouillage est le suivant : dans un premier temps, en passant au dessus de la partie de la structure qui m’intéresse, je largue doucement ma bouée, dont le fil se termine par un gros plomb, dont je ralentis la descente pour éviter le choc/tôle. Dans un deuxième temps, je vais mouiller l’ancre-grappin, ou l’ancre « plomb » en amont de l’épave, la dérive courant mettant donc mon embarcation au dessus de la structure. Il faut calculer la dérive résiduelle et mouiller au sable ou sur le rocher, avec une ancre grappin, juste avant l’épave, avec suffisamment de mouillage pour que l’embarcation soit au dessus. Aller assurer le mouillage n’est pas idiot.

ImageMes mouillages pour l’épave : avec le « pendule » qui est à ma bouée de signalisation, je signale mon point d’intérêt lorsque je passe au dessus.
Puis, soit je mouille au sable ou au rocher juste en amont de la structure, avec la petite ancre grappin, soit si je décide quand même de mouiller sur la structure, j’utilise selon les cas mon gros pendule fait avec un poids d’horloge franc-comtoise, soir le gros plomb en plomb, que je descends avec douceur, toujours en amont du centre d’intérêt, en évitant les chocs violents. Ces dispositifs sont plus faciles à dégager que les mouillages classiques, en quittant une épave, c’est souvent dans le redémarrage du « jus », c’est très désagréable, de devoir redescendre dans le courant pour décoincer un mouillage ou couper un cordage.

Après la renverse, le bateau s’éloignera de l’épave, quand le courant poussera à nouveau trop pour poursuivre l’exploration, il n’y aura plus qu’à se laisser porter vers l’embarcation et vider le poisson avant de repartir, mission accomplie.

Pêcher l’épave

ImagePécher l’épave elle même ressemble fort à la chasse à trou dans certaines configurations rocheuses. L’intérêt du trident est qu’avant de RENTRER dans les trous, on a bien des chances, en agachonnant à proximité, de voir apparaître des tètes de pépères curieux. Les assommer, « sécher » avec le trident permet parfois d’en sortir plusieurs de suite, sans avoir troublé le trou.
Cette première phase réalisée sur autant d’orifices de trous que possible, voici venu le temps de l’exploration interne. Là aussi c’est un peu comme les dalles à mérou de méditerranée, il faut d’abord se mettre en neurones la conformation géographique, les points de fuite, les culs de sac.
Dans les structures, rester silencieux, ne pas cogner les plombs ou les arbalètes contre la ferraille, si possible. Chercher les contre jours, surtout si visibilité limite.
Si l’on visite régulièrement quelques épaves « familières », apprendre à les gérer avec respect, économiquement, voire écologiquement, et en tout cas ne jamais vider une épave ou un trou, si l’on ne veut pas prendre le risque de la pourrir durablement.

Dernières considérations :

Ce texte a été rédigé quasiment d’un seul jet, sans consultation de documentation extérieure. Ceci dit, il est forcément nourri, outre de mon expérience, de lectures antérieures. J’ai certainement lu cela : http://vendredi.homelinux.net/peche_sur_epaves.html, que je redécouvre en cherchant, avec son accord, des éléments d’iconographie sur le site de Ronan. Cela se recoupe pas mal et c’est bien normal. Je ne pouvais pas omettre cette référence. En tout cas, les cliché de ce dossier, sauf les photos exhibitionnistes de l’auteur et de son matos pourrave, sont à porter au crédit de la vache sous marine.

L'art de la broucouille

En tant que membre d’honneur de la Broucouille Team (merci le dabe pour ce titre), je me devais de faire partager aux novices quelques règles élémentaires de la tant redoutée BROUCOUILLE.
En premier lieu, il est bon de rappeler que c’est le type de prise le plus souvent réalisé.
Elle est connue et reconnue dans le monde entier. Même si elle porte plusieurs noms, "nada" pour les pays hispanophones, "walou" pour ceux de l’Afrique du nord ou encore dans les patois locaux comme "peau d’zob" ou "un vier". De toute façon le résultat est toujours le même.
Toi qui es en train de lire ce dossier derrière ton écran, arrête de rire bêtement car tu vas découvrir que ta rencontre accidentelle avec Madame Broucouille, peut se travailler, s’améliorer, se peaufiner.
Ici nous n’allons pas aborder uniquement la Broucouille du "petit chasseur du dimanche" mais également celles que les grands spécialistes améliorent au fil des sorties.

Introduction

ImageTout chasseur a eu dans sa vie un contact plus ou moins prolongé avec la Broucouille.
En général cela se produit au début, quand on est novi. Puis avec l’expérience cela s’estompe. Toutefois la Broucouille n’est jamais très loin. Elle attend patiemment dans les posidonies son heure, le jour où le loup de notre vie ou encore un roucaou de compétition seront lamentablement merdés. Certains chasseurs en font même une spécialité, alors que d’autres perdent leurs temps à prendre régulièrement des poissons tel que dentis, loups et autres liches.
Nous essayerons de décomposer les différentes phases pour faire une belle Broucouille. Certes cela demande de la concentration et beaucoup d’entraînement car contrairement à ce que l’on peut croire, ben la Broucouille ça se mérite.

1°) Comment se prépare une Broucouille ?


Tout d’abord d’un point de vue matériel. Inutile de se forcer à acheter du matériel bas de gamme, le haut de gamme convient également très bien. Un membre de la Broucouille Team ne s’arrête pas à ce genre de détail.
Au contraire, il tapera sur du haut de gamme avec un équipement adapté et optimisé. Il est préférable d’avoir des palmes carbones ou en fibres, des fusils de longueurs minimales de 90, si possible en carbone, voire en bois sur des plus grandes longueurs avec une flèche doubles ardillons pour réduire les chances de louper un poisson.

ImageD’un point de vue physique. Il n’est pas obligé d’avoir un physique de sumo, j’ai essayé sans résultat probant.
L’oisiveté est à recommander, elle permet d’être à la maison ce qui facilite la négociation des sorties futures. La pratique du footing ou du vélo augmente la satisfaction en cas de Broucouille.
Psychologiquement, vous pouvez essayer de visionner des films de chasse pour voir que même des gars connus arrivent à Broucouiller parfois. Vous savez cette action où le poisson arrive droit sur la flèche, et oui cette scène où tout le monde pense qu’il va se faire inoxiser et que, et que, bennnn non.
Les superstitieux se motivent avec des "bonnes chasses" mais quand on maîtrise son sujet, on peut s’en passer.

La veille de la sortie, il faut être à l’écoute des bons coins du moment, attendre les conditions météo optimales, si possible sortir avec un néophyte. Ils sont faciles à reconnaître, le plus souvent ils sont dans la galerie.
La préparation du matériel doit être minutieuse, un oubli de masque ou de palmes ruinerait une Broucouille prometteuse.

Le dernier repas est déterminant. De préférence l’été, il est conseillé de manger un bon cassoulet et une choucroute. Cela vous permettra durant la nuit de faire et refaire la sortie du lendemain. Ça y est vous arrivez à trouver le sommeil qu’il est déjà l’heure de se lever. Vous vous sentez vaseux, super ça a marché, avec de la chance y’aura de la mer.
Un léger assouplissement au saut du lit, de préférence la position "tête dans le cul" puis un petit déj’. Les restes de la veille feront très bien l’affaire ou alors un grand plat de pâtes avec de la sauce bolognaise et du gruyère. Le tout arrosé par la boisson du Spearboy : le PINEDOU. Vous éviterez ainsi la fringalle et tiendrez mieux le coup durant la sortie.
Ça y est toutes les chances sont de votre coté, on peut y aller, la confiance est optimale.

2°) L’action de broucouiller


La première difficulté consiste dans la profondeur. Autant tirer une liche à trou est facile sur 150m de fond, autant la Broucouille se pratique à partir de la surface et plus on descend, plus on augmente le danger de voir du poisson.
Seul ou accompagné, à la palme ou en bateau, peu importe, seul le résultat final est important.
Les techniques de chasse classiques (agachon, indienne, coulée, à trou) sont les rudiments de la Broucouille. Les techniques hybrides (agadienne, coulachon, …) ne sont à conseiller qu’aux plus expérimentés d’entre nous car le poisson vient plus facilement ce qui augmente les risques d’en attraper.
Une fois sur la zone, y’a déjà du monde dans l’eau, quelle aubaine !!!!!! Mais n’en profitez pas pour crier victoire trop vite, on ne sait jamais peut être que ces gars sont des Broucouilleurs, aussi bon que vous et que le poisson est encore présent.

Essayons de décomposer les différentes techniques de chasse.

L’indienne : A pratiquer quand la mer est bien formée, cela vous permettra de prospecter aussi bien dans l’eau que sur les rochers. Évitez de tirer tant qu’une vague ne vous submerge pas, vous risquez d’augmenter vos chances de prendre du poisson.

L’agachon : Une fois posé comme une "grosse merde" (copyright Trognon). N’alertez pas le poisson de votre présence et si malgré tous ces efforts il s’approche, faites remonter les palmes dans votre dos (copyright Gil’o), c’est assez dissuasif et cela suffit parfois. Le mieux étant d’attendre la fin de l’apnée et de remonter en se dirigeant vers les petits curieux. Préférez les agachons nez à nez avec les rochers, le résultat est radical.

La coulée : De préférence la coulée doit se pratiquer dans le grand bleu, cela limite la vision de poisson. Malgré tout si vous en faites sur des tombants, tenez bien votre fusil en arrière, avec un peu de réussite, le poisson ne tapera que sur votre masque et sera sonné. Mais n’ayez pas peur, il devrait retrouver ces esprits rapidement. Vous pouvez également faire la coulée sans que votre fusil soit armé et vous en apercevoir que lorsque le poisson est à porté de tir (copyright Limbert)

A trou : Un peu à la Ray Charles, tâtonnez les bords du trou afin de bien le délimiter. Une fois à l’intérieur faites attention à ne pas piquer accidentellement une rascasse ou un poulpe, cela anéantirait tout le travail précédemment fait. Choisir plutôt des bas fonds et des petits trous, ils en seront que plus faciles à prospecter.

Malgré tous ces conseils, il se peut également qu’un poisson suicidaire vous fonce droit dessus. Personnellement grâce à mon expérience, cela ne m’est jamais arrivé donc j’aurais du mal à vous conseiller mais en faisant de grands gestes peut être arrivera t'il à vous éviter.
Parfois l’accident arrive, un faux mouvement, un moment d’inattention et la flèche part droit sur le poisson. Et là c’est le drame. Mais bon plus de peur que de mal, Didionysos le Dieu de la Broucouille veille et la flèche passe à coté, oufffffff l’honneur est sauf. Pour les plus veinards, il se décrochera rapidement. Si cela n’est pas le cas et pire encore s’il est séché sur votre flèche, vérifiez que personne ne vous a vu et allez le planquer sous un rocher.
Faites également attention aux tirs sur les rochers, votre flèche peut les effriter et le poisson risque d’être assommé. Il en est de même sur les tirs de bas en haut quand la flèche retombe.

3°) Broucouille 1 – Chasseur 0


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L'auteur, avec 2 complices sur sa droite
Ca y est, félicitation vous tenez votre Broucouille. Maintenant reste à expliquer au commun des mortels, avec des mots simples comment avez vous fait.
Cela commence en général à la sortie de l’eau quand vous faites du poisson, beurk, y’a dégun mais quand y’a Broucouille, c’est foule. Ne rougissez pas de cette notoriété, c’est votre public, il est là pour vous, vous l’avez bien mérité. Si les gens ne vous prêtent pas attention, lancez une phrase du style "Ah super sortie, encore une belle BROUCOUILLE"
Les plus inexpérimentés d’entre nous arriverons à expliquer le pourquoi du comment de la Broucouille. Les "je n’ai pas voulu abîmer ma flèche sur les rochers" ou encore sa variable "enraguer la flèche", "Ah si j’avais eu mon 110 carbone avec la devoto double ardillons et le moulinet, j’aurais pu faire du rouget", "y’avait quedalle, walou, nada", "j’ai les sinus ou les oreilles qui ne passent pas", ne montrent que votre coté novice dans la Broucouille.
Certains ont tellement honte de la Broucouille qu’ils laissent moisir des saupes sur la combi juste pour faire remarquer q’une fois dans leur vie… (copyright Granseb).
Cette honte devant la Broucouille ne montre que son coté accidentel;
Alors que faites vous de la fierté de la mission accomplie, de la satisfaction du travail bien, de ce grand pas vers l’excellence. La route est très longue et pour franchir les différents paliers et atteindre le rang de Maître Broucouilleur, vous devez assumer votre talent, ce n’est pas donné à tout le monde !!!
Les avantages de la Broucouille sont nombreux. Tout d’abord vous ne perdez pas de temps à vider et écailler le poisson. De plus ça vous laisse de la place dans le congélo pour mettre des glaces et vous préparer ainsi physiquement à la prochaine sortie.
Ensuite, il faut de l’imagination pour faire des CR qui feront l’unanimité de votre connaissance dans ce domaine ainsi que pour trouver de nouvelles techniques.
Enfin grâce à ce comportement princier, vous apportez votre contribution à la collectivité. Les autorités n’auront plus le besoin de créer de réserves ou encore définir des mailles pour les captures mais le revers de la médaille c’est que le poisson sera encore plus présent. Qu’à cela ne tienne, vous devrez vous surpasser pour pérenniser votre statut.
Le principal inconvénient de la Broucouille, parce qu’il y en a un, réside dans le fait d’arriver à faire comprendre aux amis, merde je l’ai dis, la joie que cela vous procure tout en restant humble et en arrivant à leur faire croire qu’un jour, eux aussi, ils y arriveront. Je vous l’accorde, c’est pas facile et ils ne comprennent pas toujours.


4°) Broucouille : Quel avenir ?


D’après une étude scientifique du NIBE ("National Institute of Broucouille Execution"), à noter d’où vient l’expression "alors ké t’as fait ? Ben nibe", il est prouvé que certains chasseurs sont des anti-aimants à poissons. En effet l’humain émet des champs électromagnétiques. On mesure par exemple le champ émis par le cœur avec un électrocardiogramme ou le champ émis par le cerveau avec un électroencéphalogramme, encore faut il en avoir un !! Par conséquent il est scientifiquement possible de savoir si on a, ou pas, des prédispositions à la Broucouille.
Avec les progrès de la science, nous avons franchi un cap, nous sommes passés de l’artisanat à l’industrialisation de la Broucouille.
La BITE (« Broucouille Internationale Team Enculé ») dont je fais partie (depuis le temps que je vous le répète que j’en suis une) est le laboratoire de recherche dont nous faisons référence régulièrement, nous les Broucouilleurs : "Chui qu’une ….". Cela explique pourquoi les Broucouilleurs sortent régulièrement à 3 : 1 bite et 2 couilles (Connaissance Occasionnelle Ultra Incompétente Limite Laborieuse dans l’Eau Salée). Ce laboratoire expérimente actuellement sur divers cobayes des méthodes industrielles pour la Broucouille. Les derniers tests sur les lézards et les gnomes sont plutôt prometteurs, ceux sur des coquillages de Saint Jacques et toujours plus fort sur les poissons rouges qui font des bulles laissent à penser que de nouveaux remèdes pour optimiser la Broucouille arriveront bientôt.
Oui le dopage est aussi présent dans la Broucouille, à en constater les nombreuses Broucouilles consécutives de certains pros, mais cela reste à l’insu de notre plein gré.
Alors courage la recherche avance …

5°) Le coté obscure de la Broucouille


Malheureusement, le monde de la Broucouille n’est pas aussi "rose" que l’on voudrait bien le croire. En effet, certains individus n’hésitent pas à braconner pour faire des Broucouilles. Cela peut paraître surprenant mais c’est la vérité.
Souvent seul, c’est plutôt l’été que le Brouconnier (tel est son nom) opère. Avec l’expérience, on les reconnaît facilement à l’équipement utilisé. Plutôt en shorty, avec un fusil de 50, trident oblige, ou avec une fouëne à élastique et l’incontournable accroche poisson circulaire (pour tromper l’ennemi). Mais ne vous y leurrez pas, malgré l’apparence de débutant qu’ils dégagent, ils sont très efficaces, à n’en croire les migrations estivales sur nos côtes. Un autre point les trahit : l’accent pointu quand ils parlent et le teint pâle issu d’un travail quasi régulier des conditions météos de par chez eux.
Mais nous observons aussi que de plus en plus de groupuscules organisés pour des opérations commandos se forment. D’après nos sources, ils sont identifiables aux centaines de kilomètres qu’ils parcourent pour faire une Broucouille.
Prenons un exemple, totalement au hasard bien entendu: Imaginez que vous habitez Marseille, vous savez la ville pas loin de Rognac, et que vous faites une sortie du coté de Montpellier. Etrange n’est ce pas !!! De plus ce type de Brouconnier choisit des conditions idéales comme l’eau sale avec une visi de 2m52 et des petits fonds sablonneux. Nous pensons que c’est pour qu’il ne laisse pas de trace. J’ai eu l’occasion d’en croiser un, lors d’une soirée chez un am…, un cop…, un coll…, un cam…, une co… oui c’est ça chez une de mes couilles, la gauchère pour être plus précis, mais rassurez vous la droite n’était pas loin. Donc avec mes 2 couilles, du temps que nous essayions de convertir un chasseur de sardine, doubleur de liche, le Brouconnier, invité pour faire le nombre, se gargarisait d’une Broucouille. Il était fier d’avoir manqué un loup énorme (environ 5Kg) dans même pas 1m d’eau et à quelques centimètres de la flèche (copyright Savoyard) mais en le questionnant, même lui n’était pas capable d’expliquer cette prouesse technique et la Broucouille qui en résultait.
D’autres, moins dangereux, oublient de prendre le fusil, facilitant ainsi une Broucouille systématique. Ils ne sortent pratiquement jamais de leur spot de prédilection que nous appelleront "réserves". Il me semble que la plus connue de part chez nous est à Port Cros.
Heureusement pour nous, tous ces Brouconniers n’arrivent pas à cet état de grâce qui est le notre.

Conclusion

Comme vous pouvez le constater la Broucouille n’est pas un truc de fillette. Pas de place à l’approximation, une erreur et bing le poisson est au bout. Ce qui complique votre quête de Broucouilleur et vous oblige à vous justifier de peur qu’on imagine que vos précédentes Broucouilles n’étaient que des accidents.
Certains chasseurs qui font du poisson régulièrement, "Bouuuuuuuuuuu !!!!!". Non, ne soyez pas trop injuste avec eux car des fois ils reviennent à leur premier amour, celui de leur début lorsqu’ils avaient une fouëne et qu’ils taquinaient le gobi et autre blennie.
Pour moi, la Broucouille est devenue un art. Comment avec tant de sorties en bateau, à la palme, dans divers départements. Comment avec tant d’amis (merde je l’ai encore dit) plus fort les uns que les autres. Comment avec du bon matériel, de bonnes conditions météo. Comment je fais pour enchaîner les Broucouilles. Je sais ça vous paraît inhumain, et pourtant… il m’arrive 1 fois toutes les 124 587 965 sorties de faire un poisson.

La pêche à la ralingue

De nombreux articles sont parus dans la presse spécialisé concernant la chasse dans le courant. Globalement ils traitent plutôt de la chasse en dérive que de ce que nous parisiens (QUI A DIT TÊTE DE CHIENS ???) appelons la pêche à la ralingue.
Je vais essayer de balayer l’ensemble de cette technique ainsi que les petits trucs qui vont avec ,et que j’ai pu observer –et après essayer- ; trucs que nos compétiteurs utilisent car ces techniques sont surtout utilisées en compétition.
Cependant loin d’être exclusivement réservés aux divers championnat ils peuvent tous ou partie, selon les circonstances, nous être utile.
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Description du matériel

Pour simplifier et essayer d’avoir une certaine logique (ça va être dur…) nous partirons de la partie immergée la plus profonde (le grappin) pour finir à la partie émergée située à l’autre extrémité.
1/ Le grappin
2/ l’avançon
3/ la ligne
4/ l’enrouleur
5/ l’amortisseur de houle
6/ le flotteur anti-enfournement
7/ la ligne intermédiaire
8/ la planche
9/ l’ accroche poissons
10/ la ralingue
11/ « l’escarpolette »
12/ le flotteur terminal
13/ Mouillage de secours


1/ Le grappin
Celui ci doit être très costaud : ils sont souvent fabriqué avec une chute de tube (inox si possible, galvanisé à défaut) de 25 à 40 de diam., de 10 à125 de long et par deux morceaux d’une vieille flèche de 6 replié en W avec le pont du milieu plus long (pour dépasser du tube une fois ce pont enfoncé jusqu’à la vallée des deux branches – d’environ 8 à 10 cm) pour l’un des deux morceaux, le second étant replié en W avec les deux branches égales à celle du premier !
Ces deux W sont enfoncé, croisé perpendiculairement, dans le tube. Le tout est enfoncé d’un cm environ dans pot de sable SEC. Vous coulez du plomb (dehors c’est mieux cause saturnisme) et vous voilà avec un beau grappin pesant de 500g à 800g selon la quantité de plomb que vous y mettrez (on peut toujours rajouter du plomb par contre en retirer…
Les grappins stocks (MATC, Picasso) sont un peut léger pour les vrais gros courants tels Barfleur ou Etretat.

2/ l’avançon
Ca c’est un vrai truc pour renforcer l’accroche du grappin (un peu comme la ralingue plombée pour les Pneumatiques). C‘est un morceau de câble d’acier inox de diamètre 4 mm type hauban avec une boucle sertis à chaque extrémité. Idéalement il est recouvert d’un tube plastique costaud (type aquarium plastique et non silicone) pour ne pas faire de bruit aux frottements. Son utilité est double d’abord renforcer l’accroche du grappin en le rallongeant fictivement en déplaçant sont poids du corps du grappin vers la ligne (c’est le principe des plombs pour la pêche amont utilisé par les anglais qui s’y connaissent en pêche à la ligne dans le courant…) ensuite éviter la rupture de la ligne par frottement sur les moulières entre autre. Sa longueur est de 1 à 3m.

3/ la ligne
Ses mesures: En premier 15 à 30m de long selon votre lieu de chasse, pour une profondeur de 8 à 20m. En effet comme elle sera constitué de nylon monofil de 250 à 300 cent et non de tresse de 5 à 8mm sa prise à l’eau (la force que le courant va exercer sur elle) sera beaucoup plus faible et donc son angle beaucoup plus proche de la verticale, selon le courant rencontré. A Madagascar ou l’eau est claire malgré le courant cette ligne est transparente (personnellement et contrairement à ma petite personne que j’essaye de rentre la plus discrète possible sous l’eau) mon expérience de la pêche à la ligne me fait penser que le poisson est moins gêné par un bon gros fil même fluo que par une bonne vibration faite par un monofil trop raide ou pire une tresse… En Manche j’utilise systématiquement du fil de rotofil jaune pour des raisons de sécurité.

4/ l’enrouleur
J’aime beaucoup ceux que j’ai honteusement copié sur les modèles utilisés par Patrimonio (Expert s’il en est de la chasse dans ces conditions). Ils sont en bois très long 45 à 50cm sur 15cm de large sur 2/3cm d’épaisseur. Ils ressemblent à une grande navette avec une pointe au milieu de chaque extrémité (pour arrêter le fil par un cabestan) : quand on enroule le fil le développement qu’ils permettent donnent un gain de temps (et de fatigue dans le courant) considérable par rapport à un petit Valentin par exemple. Autre avantage si on les laisse libre le fil se déroule tout seul ce qui va être très intéressant quand on va regarder le cas de la ralingue arrière…

5/ l’amortisseur de houle
L’enrouleur est relié, directement à la planche en cas de courant pas trop fort, ou à la bouée par un sandow de 1 à2m de long et de 8 de diamètre. Son rôle est d’éviter en cas de houle ou de clapot de secouer et éventuellement de décrocher le grappin.

6/ le flotteur anti-enfournement
On utilise soit une bouée type bouée de mouillage soit une bouée type saucisse attachée de la manière suivante : un morceau de drisse (type flottante pour le ski nautique ou les chiens de traîneau) est passé dans les deux anneaux qui servent à fixer les fusils par les flèches on fait un nœud d’arrêt derrière celui de devant pour ne pas que la bouée coulisse et on fait une boucle devant ce même anneau (pour fixer l’ amortisseur de houle) ce morceau de drisse va devenir (7)

7/ La ligne intermédiaire
la ligne intermédiaire on la range en l’enroulant sur la bouée (la saucisse est dans ce cas idéale). Sa longueur varie de 3 à 15m (Loic Delhomel aux championnats de France de Barfleur en 99) on peut y faire des nœuds pour se tracter dans l’action que nous verrons plus loin.

8/ La planche
Chacun son idée cependant on peut donner quelques généralités : drapeau réglementaire obligatoire et idéalement fixé très haut (1m), le mat est facile à réaliser avec un bout de tube à cerf volant (en fibre), la ligne vers le grappin se fixe non au nez de la planche mais à son tiers avant (vous pouvez réaliser un V pour éviter qu’elle ne pivote avec la prise au vent du drapeau) comme cela si vous perdez votre premier mouillage votre planche enfournera moins facilement avec celui de secours.
Une ou deux petites dérives aideront à sa stabilité dans le courant surtout s’il y du vent et que son volume émergé (fardage) est important. La mienne est profilé comme une coque de monocoque de solitaire (copie conforme à l’échelle pour la glisse et la vitesse quand je palme avec un très petit volume immergé quand je suis dessus) mais son volume émergé est très fort avec un plateau au dessus de l’eau devant et une découpe me permettant littéralement de m’incruster dedans pour que mon corps soit le plus à plat possible dans l’eau (gains de confort et de rendement testé lors de courses de descentes de rivière) sa longueur est de 1m20 (gain de vitesse par une longue ligne de flottaison) sa largeur de 60 cm (largeur la plus faible possible avec deux plateaux au dessus de l’eau de chaque coté pour fixer les arbalètes et éviter le chavirage quand elle prend le vent et que je ne suis pas dessus) mais la partie immergé ne dépasse pas les 43cm de large. Sa hauteur est de 30cm en comptant les ailerons.
Je l’ai fabriqué en mousse acrylique mais celle d’avant était en polystyrène expansé et je l’ai recouverte de tissus de verre avec de la résine époxy. Je l’ai peinte en orange fluo dessus (sécurité oblige) et le dessous en blanc tigré argent (camouflage type ventre de poisson) le tout vernis avec de l’Araldite 2020. Une drisse en V en Dyneema de 5mm par de chaque coté du plateau avant (pas de perçage dans la partie de glisse), je peux fixer 7 guns dessus (4 sur les plateaux 2 sur les cotés de ceux ci et un en travers du plateau avant (le Ministen que j’emporte parfois). Il y a deux anneaux à l’arrière de chaque coté (héritage de la compétition ou l’on met parfois deux accroches poissons pour les séquences d’abattage de vieilles…) et un au milieu pour fixer la ralingue. Un matelas de néoprène de 1.5cm sert à mon confort la ou mon buste repose –de mon bassin au haut de ma poitrine- recouvert de néoprène jersey de 1.5mm orange. Il y a divers aménagement pour fixer le grappin de secours et son enrouleur, du petit ravitaillement, et mes plaquettes à amers avec le crayon ad hoc et un tube étanche est logé dans son épaisseur avec un stylo lance fusée de détresse ( si si si). En sortant de l’eau je la porte avec deux bretelles de sac à dos réformé que je mousquetonne à ma ceinture de lest.

9/ l’ accroche poissons
Ils sont en cable d’acier inox de 1.59mm de diam. (480lbs de résistance) 7*7 brins sleevés le stylet mesure 42cm (héritage de la compétition : taille d’une vieille de 1.2kg poids « homologable » en IDF –en général) est fabriqué en tube inox, une astuce permet de retirer le stylet et de faire chuter les poissons dans la glacière ou le sac de pesé sans les retirer un par un. Pour l’anecdote L. Delhomel –encore lui- en avait fixé un sur la bouée anti-enfournement ce qui lui donnait un gain de temps quand le courant baissait et qu’il émergeait avant sa planche.

10/ la ralingue
Sa longueur est limitée en compétition mais en chasse loisirs rien ne vous empêche d’en faire une de 30 ou 40m si ce n’est l’encombrement de l’enrouleur. Des nœuds placés à une tirée de bras d’écart permettent de se déhaler plus facilement. Perso j’ai mis sur chaque nœuds une boule de ferlette en plastique la prise est plus confortable…sa matière est idéalement flottante (trait de chiens de traîneau ou corde de ski nautique)

11/ « l’escarpolette »
Truc vu entre autre sur la planche de P. Catry (Champion de France), 3 m derrière la planche est fixé un morceau de bois rond d’environ 25 de diam. (plus solide qu’un manche à balais fixé par un nœud en croix en son milieu (perso j’ai rajouté un bout de caoutchouc fixé derrière sur la ralingue et sur le bout de bois pour un réalignement automatique dans le courant après usage).

12/ le flotteur terminal
Un petit flotteur de casier bien visible. Pour avoir un repère en cas de loupé.

13/ Mouillage de secours
Un fil de nylon monofil de 250 cent de 25m de long sur un enrouleur Valentin et un grappin Picasso repliable (fixé sur la planche) peuvent vous permettre de continuer à chasser en cas d’obligation de couper derrière la bouée –en attendant une baisse de courant ou la renverse et un bateau complaisant pour aller chercher votre précieux bien.

Utilisation action clap

Après être arrivé sur la zone choisie :
1/ Vous vous ancrez en AMONT de la zone de pèche choisie. Il faut vous rappeler qu’en plein courant vous ne remonterez pas celui-ci et que vos amers doivent être prévu pour que votre bouée, idéalement soit devant la zone de pêche, sinon avec le courant vous descendrez DERRIERE votre coin, et là PAS BON…
2/ Vous déroulez votre drisse, puis votre ralingue
3/ Vous choisissez le gun de la mort (dans le courant classiquement entre 50cm et 1m avec ou sans multipointes)
4/ Vous vous installez sur l’escarpolette et vous armez assis.
5/ Vous déhalez le plus loin possible devant. Idéalement jusqu’à l’enrouleur.
6/ Ventil. CLAP ACTION.
7/ Vous chassez et tirez le –Bar, Loup, Vieille, Mulet, Lieu, Que sais je- (barrez les mentions inutiles) de votre vie…
8/ Vous remontez au niveau de la ralingue et vous vous déhalez dessus, le fusil passé sur l’épaule par le sandow et votre précieux butin calé par une main sur la flèche (d’où l’utilité des nœuds quand on a les mains encombrés…)
9/ On se passe la ralingue entre les jambes après un dure déhalage avec une prise et on s’assoie sur la barre pendant qu’on passe la prise sur l’accroche poisson : gains de fatigue et de concentration => juste le transfert de la prise à gérer et non en plus le maintien dans le courant, en plus on peut réarmer assis le top…
10/ On recommence ?

La chasse en kayak

Le but de cet article est de donner quelques trucs et astuces à ceux qui commencent à chasser en kayak, ou à ceux que ça titille depuis un bout de temps. Il s'agit plus d'un "starter's guide" que d'une page regroupant tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet. Il existe sur le web nombre de ressources sur le sujet, notamment la page de Jean-Louis Derrien (ça c'est du copinage ou je ne m'y connais pas... ;o))

Les différents types de Kayak

On peut distinguer deux types, les pontés et les dépontés, ou "sit-on-top"

Image* les kayaks pontés
Ces modèles sont plus marins que les sit-on-tops, passeront donc mieux dans le gros temps. Il est par contre beaucoup plus difficile de remonter à bord, surtout quand la mer est formée, à moins d'avoir une très bonne technique (mais on considère dans le cadre de cet article que les intéressés sont des chasseurs avant d'être des kayakistes... Ce qui est mon cas). Bref, ils sont à mon sens à éviter dans le cadre d'une programme de chasse.

Image * Les sit-on-tops
Tout le monde ou presque a vu les kayaks loués aux touristes en été, et ben les sit-on-tops, c'est ça... On peut distinguer deux sous-types (désolé, c'est un peu barbant, mais les questions revenant régulièrement sur le sujet, je vais essayer d'en faire le tour):
- Les engins de plage, non immatriculables auprès des affmar, car n'ayant pas les caractéristiques nécessaires (longueur, etc...). Ils doivent rester dans la bande des 300 mètres du rivage. Il est important de noter que dans un futur proche (la date fatidique n'a cessée de changer) ces kayaks ne pourront plus être utilisés pour la pêche.

Deux cas encore :
Ils peuvent être "immatriculables à l'achat", c'est à dire que le constructeur a fait reconnaître son modèle de kayak comme apte à la 6ème catégorie. Dans ce cas, le vendeur vous délivre lors de la vente une facture nominative et un certificat de jauge, que vous devez présenter à votre quartier des Affaires Maritimes afin d'obtenir la carte de circulation, qui vous autorisera à quitter la bande des 300 mètres pour celle plus intéressante des "deux milles d'un abri" (Il est à noter que la notion d'abri est assez vague, car un abri pour un chalutier ou pour un kayak, c'est pas tout à fait la même chose... Mais on ne peut pas être juriste à Paris et marin en même temps...)
ils peuvent être "non immatriculables à l'achat", c'est à dire que l'acheteur ne peut obtenir de carte de circulation sans procéder à des modifications de son kayak (moussage intérieur), modifications qui devront ensuite être validées par un expert (souvent dans le cadre d'homologation "groupées" avec des clubs de kayak). En résumé, bonne chance. Il vous faudra des connaissances sur la physique d'un kayak, combien mettre de mousse, où la mettre, trouver l'expert, attendre son avis, supporter le regard incrédule de l'employé des affmar qui va chercher dans son fichier un n° d'agrément qui n'existe pas (puisque vous avez "bricolé" le kayak chez vous), bref,mieux vaut être patient.
Un exemple concret : le Baïa Sport de chez RTM. Vous pouvez l'acheter "6ème catégorie", il sera alors moussé et équipé de deux trois détails (filet de pont notamment), et l'obtention de la carte verte est rapide, ou vous pouvez l'acheter "de base" (cf la photo plus haut, avec la pépette qui rame), environ 150 € moins cher, mais relisez le paragraphe plus haut.
Note importante : les catégories de navigation sont en cours de révision! A terme, on ne devrait plus avoir que deux catégories, de 0 à 6 milles des côtes, et au-delà. Pas d'info la dessus pour le moment, en attente des députés...

Précautions à prendre lors d'un achat d'occasion
Le vendeur doit vous fournir toutes les pièces (facture et certificat de jauge) ainsi que la carte de circulation barrée et un acte de vente en deux exemplaires (un pour le vendeur, un pour l'acheteur). Vous devez le retirer aux affaires maritimes. A compter de la date de l'acte de vente, l'acheteur a un mois pour se présenter à son quartier pour obtenir sa carte de circulation personnelle.
Vérifier évidemment l'état du dessous du kayak, le plus sujet au raclage par la roche. Vérifier l'état des visseries inox, pontets, rivets pop divers ajoutés après par l'ancien propriétaire. Mal fixés, il peuvent être source d'infiltration d'eau.


Quelques exemples de modèles

Je cite uniquement ceux que je connais. Il existe une multitude de marques, de modèles, en France, à L'étranger.
Polyform
Modèle : Pacific
Prix 6ème : 1755 €
Avantages : La Rolls... Assez marin pour un sitontop, nombreux caissons , équipement.
Incovénients : Très cher…

Modèle : KTO Sub
Prix 6ème : 1370 €
Avantages : nombreux caissons , équipement.
Incovénients : Idem…

Lien : Polyform

RTM
Modèle : Baïa Sport
Prix 6ème : 590 €
Avantages : Costaud, simple
Incovénients : Pas autovideur

Modèle : Disco Plus
Prix 6ème : 680 €
Avantages : Autovideur, emplacement pour un bidon
Incovénients : Agrément 6ème à venir

Lien : RTM

RAINBOW
Modèle : Rainbow Vulcano
Prix 6ème : 620 €
Avantages : Finition, autovideur, emplacement pour un bidon
Incovénients : Pour le moment j’en vois pas…

Lien : Polyform
Les deux kayaks Polyform sont un peu les "Rolls" du kayak de chasse. En fibre de verre, ils sont beaux, marins, plus légers (plus fragiles aussi), bien équipés... Mais à mon sens très chers! Pour le prix d'un Pacific, on s'achète 3 vulcanos... Ou un Vulcano, un équipement de chasse complet top de top et une semaine dans un chouette hôtel avec sa maîtresse... A vous de choisir.

Les RTM et le Rainbow sont plus lourds (un peu), moins marins (un peu), plus costauds (vous pouvez les traîner sur la plage sans craindre le galet traître qui va venir vous ruiner le GelCoat, ou approcher des rochers sans flipper comme un fou pour votre bôôôô kayak en fibre...) et beaucoup moins cher. J'ai pour ma part eu un baïa et un Vulcano (le dernier en date), c'est à mon avis amplement suffisant pour la chasse. Bon, je n'ai d'action nulle part, c'est juste un avis personnel.

L'équipement

ImageUn principe de base : en kayak, c'est comme en montagne, "il faut tout vacher", c'est à dire tout attacher. Il faut partir du principe que la loi de Murphy est inéluctable et que nul n'y échappe. Au moment le pire, dans le courant, avec la visi pourrie, votre embarcation si fièrement préparée va se retourner... Si vous n'avez pas tout solidement arrimé, par différents moyens simples que nous allons voir, vous risquez fort de perdre une palme, un fusil, vos prises, un masque, ou tout ça à la fois si vous ne croyez pas ce que vous lisez sur le Net...

Les fusils : 2 tubes PVC (sur la photo, fixés avec des sleeves et du fil de nylon 140/100ème) pour les flèches, et des agrafes à palangres fixées à un bout pour arrimer sur la crosse.
Les palmes : Elastiques tendus entre les deux bords du kayak (ici sur le Vulcano entre les deux cotés de la ligne de vie), et encore une fois agrafe à palangre pour arrimer le tout.
Matériel divers (masque, tuba, GPS, bouffe, compas, préservatifs, tout ce dont vous voulez pouvoir vous servir rapidement)
filet accroché à la ligne de vie dans l'iloire (Baïa)
ou mieux : bidon étanche dans le logement prévu (Vulcano, Disco)
ou encore mieux : le caisson central des Polyform

Image Le matériel "non urgent" : papiers du kayak, licence, matériel de sécurité (j'y ai ajouté un lampe "flash"), carte marine, trousse de secours dans la ou les trappe(s))

IMPORTANT! Une fois que vous avez terminé votre harnachement, un bon test : dans peu d'eau, en bord de plage par exemple, retournez le kayak et secouez le comme un prunier, puis retournez le de nouveau. Rien ne doit être parti. car la matériel qui a l'air si bien rangé peut être rapidement viré lors d'une arrivée avec des rouleaux, ou tout simplement lors d'un dessalage.

 


Quelques conseils...

Le Mouillage

Remarquer sur le kayak les petites agrafes à palangres; ça coûte trois fois que dalle et ça rend le même service qu'un mousqueton inox à 15 €. Dans toutes les coop maritimes, entre 1 et 3 € selon la taille. Le mouillage comprend :
- l'amortisseur de houle, élastique de diamètre 6mm
- un mousqueton au bout et deux petits flotteurs

Le tout vient s'accrocher sur un enrouleur classique, auquel j'ai ajouté au ras du grappin une petite agrafe, pour l'accrocher à la ligne de vie.

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Remonter dans le kayak

Cette opération n'a rien de difficile, mais peu paraître délicate à premier abord. A coté du kayak, un bras de chaque coté de l'hiloire, on donne un coup de palmes en s'appuyant plus sur le bras posé sur le bord opposé. Arrivé à la verticale à coté du kayak, on pivote les hanches d'un coup et on s'assoit dans le kayak à 90° de son axe. (voir la vidéo...)

Remerciements

Ben ouais... J'ai pas tout fait tout seul...
Mon maître en kayak, c'est Jean-Louis Derrien, qui est encore meilleur kayakiste que chasseur (m'enfin ça c'est pas dur AhAhAh!) Il m'a aidé au début, m'a prêté un kayak, m'a appris les bases, s'est bien foutu de ma gueule quand je me suis vautré comme un mauvais, pis c'est un type qui connaît super bien le kayak et son monde. Il n'a qu'un défaut, il picole trop. Pis il court plus vite que moi, aussi. Salaud.

Mon binôme préféré en chasse en kayak est UNE binôme. Elodie, une 'tite débutante (sauf en natation, parce que là, Johnny Weissmuller à coté c'est un branquignol), gentille comme tout, adorable, qui m'a aidé à prendre les vidéos. Je ne pouvais pas parler de kayak sans parler d'elle, cette fille, c'est une perle...

Parmi ceux que je voulais citer, y'a aussi tous les tarés du site d'EDK, je parle des bons, la majorité quoi! Faut pas croire tout ce qu'on dit sur le site d'EDK! Des fois, on s'y marre quand même bien. Pis mine de rien, il commence à y avoir un paquet de chasseurs kayakistes sur le site. Meuuuh non, Granseb, j'fais pas de la retape, j'oserai pas!

Pis y'a évidemment les spearboys, Granseb et Nico, que j'ai jamais rencontrés, juste par mail ou au tel, que rien qu'en parlant avec Granseb et son accent, j'avais l'oreille bronzée... ça a l'air d'être des gros tarés aussi, avec un vrai cerveau entre les oreilles, et ça c'est assez rare. Donc bref, je les connais pô, mais je les aime bien. Bon, si un jour je viens au pays du soleil et des magouilles immobilières, promis je vous fait signe pour que vous me mettiez minable dans vos eaux cristallines. Pis si c'est vraiment trop dur, je vous laisserai aller chasser pendant que je consolerai les femmes des marins...
Bonnes chasses à tous les braves gens, et mort aux cons (Arrrrrghh, de l'air, grrrgllll urk...).
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (pour un conseil -mais je suis loin de tout savoir, je ne suis qu'un misérable apprenti-kayakiste, une crotte de gobie au milieu de l'océan-, pour me donner de l'argent, pour me prêter votre femme pour des cours de kayak (envoyer photo avant) (Jean-Louis, j'ai ajouté cette ligne comme tu me l'as demandé, maintenant allonge les 500 sacs!), pour une plonge dans le 22 si vous passez dans le coin, etc...)

 

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