Construire son arbalète en bois

Pourquoi? Pour qui?

ImagePourquoi vient-on à fabriquer son propre fusil?
Il est difficile d’apporter une seule réponse à cette question tant les raisons et les motivations de chacun sont multiples.
Certains y voient une certaine noblesse dans le fait de chasser de beaux poissons avec du beau matériel, d’autres veulent prolonger la magie de la chasse lors des froides soirées d’hiver, en bricolant des heures durant le gun qui va faire la différence lors de la belle
saison, d’autres encore ne sont pas satisfait de ce qu’ils trouvent dans le commerce et veulent un fusil à leur main (tube 104cm,
sandows aux oignons, poignées moulées pour ses petits doigts, etc…).
Enfin, certains y voient le seul moyen d’augmenter la puissance et la portée de leur gun en jouant sur la longueur et la rigidité du fût et sur le nombre de sandows. Riffe c’est bien, mais c’est cher!
Peux être existe-il d’autres raisons, mais la plus grande satisfaction étant sans aucun doute d’avoir un objet unique car fait soi-même. Le chasseur est fétichiste…

 Le choix du matériau

Serge Ujvari disait dans un article d’Apnea que ni le plastique dont le poids spécifique (poids du corps divisé par son volume, en fait masse volumique ou bien densité lorsque cela est ramené à la masse volumique de l’eau) est de 1.15, ni l’alu (densité 2.8) ne permettent d’employer des épaisseurs nécessaires pour faire un bon fusil.
En clair, les épaisseurs sont diminuées au minimum (1mm sur un tube alu de 28) pour ne pas alourdir le fût, au détriment bien sur de sa rigidité.
Le plastique se déformant sous l’effet de la chaleur (entre autres défauts), la solution carbone a ses adeptes.
Nous n’allons pas nous étaler sur le sujet, construire un fût carbone chez soi n’étant pas à la portée de tout le monde!
Disons simplement que cette légèreté peut s’avérer être un handicap pour compenser le recul dû au tir avec des fûts grandes longueurs et des sandows puissants ou même multiples. Un autre handicap concernera la fragilité et les effets du vieillissement (U.V, friction sur le tube).
Les éventuelles réparations étant sûrement délicates, voir sans intérêt car une fois les fibres endommagées la fragilité engendrée est irréversible.
Toujours selon ujvari, le bois ayant une densité moyenne de 0.65 (nous verrons que cela varie suivant les bois), les contraintes d’épaisseur existent moins. En effet, de flottabilité légèrement positive (il flotte!), le volume du bois va compenser tout ce qui fait couler habituellement le fusil, c'est à dire la flèche et le mécanisme de la crosse principalement.

Tableau de densité de quelques matériaux
Matière / Densité (kg/m3)
Cuivre 8940
Aluminium 2702
Inox 316L 7980
Inox 304L 7930
Tantale 16600
Or 19310
Laiton 8400
Titane 4500
Plomb 11300
Bois (moyenne) 650

D’autres avantages:

  • Les fûts en bois étant plein, leur masse est plus importante et ils encaissent ou dissipent donc mieux le recul
  • On peut assembler différents types de bois ce qui permet de jouer sur le poids, la rigidité, la flottabilité et l’esthétique du fusil.
  • En collant les lamelles, fibres inversées, on annule la nervosité du bois, améliorant ainsi la résistance à la flexion
  • Le bois se travaille assez facilement et demande assez peu d’outils (ça tombe bien, non?)

Quelques inconvénients:

  • Le poids hors de l’eau de l’ensemble
  • Le prix des matériaux qui, selon les essences et le conditionnement, peut-être assez important
  • L’entretien du bois (vernis?)
  • La fabrication qui demande rigueur et patience.

Bon, ok mais quel bois utiliser?

Afin d’éviter d’utiliser des vernis ou époxy isolantsqui alourdissent le fût, on utilisera de préférence des bois marins utilisés en construction navale pour leurs qualités mécaniques et leur résistance aux intempéries.
Ces bois ont tous des qualités mécaniques et densités différentes dont le mariage fera un fusil rigide, assez léger, maniable et précis (la panacée quoi!).
Typiquement, on utilisera un bois dur pour l’âme du fusil, et un bois léger pour les joues (pour compenser le poids de l’âme). Certains vont même jusqu’à assembler 3 à 4 essences de bois différentes.
Dans le cas d’un fût en bois plein (une seule pièce), un bois de densité moyenne sera utilisé (densité 0.6 – 0.8)
Vous trouverez ci dessous un tableau qui reprend les principales caractéristiques des bois marins avec leurs applications

http://perso.wanadoo.fr/cerre/liste_des_bois.htm
http://www.henry-timber.com/fr/present.htm


Le matériel nécessaire

Il va sans dire qu’à la base si nous vous ne possédez pas chez vous d’un minimum de matériel, la construction du premier fût bois peut revenir assez cher!
Donc le minimum vital, c’est:
  • Image Etabli
  • Perceuse (à colonne si possible)
  • Défonceuse (avec mèche ronde diamètre 7-8, plus d’autres pour la finition et éventuellement pour l’insertion d’une cassette)
  • Scie circulaire, scie sauteuse, scie à main (par ordre de préférence)
  • Serre-joints en quantité suffisantes
  • Râpes à bois, limes à métaux
  • Papier de verre de granulométries différentes
  • Rabot électrique ou rabot bois
  • Pinceaux
  • Vernis marins (polyuréthane?)
  • Colle bi-composant (araldite wood Rx) et/ou résine époxyde
  • Acétone, white spirit, alcool à brûler
  • Huile de coude (bidon de 5 l)
  • Pack de bière (pack de 36)

techniques de fabrication

Vous devez, avant de commencez la construction de votre gun, vous posez quelques questions fondamentalesd’ordre fonctionnel qui vous aideront à déterminer le type de fusil et de construction à envisager:
  • Type de chasse (grand bleu, agachon, indienne, trou, polyvalent indienne/agachon, polyvalent agachon/grand bleu…)
  • Taille des poissons envisagée
  • Portée maxi souhaitée
  • Gun de collection ou rustique
A ces questions viendront s’ajouter des choix techniques qui dépendront pour la plupart des choix effectués plus haut:
  • Fût plein, lamellé-collé?
  • Tête classique, sans tête?
  • Poignée classique, poignée bois?
  • Flèche européenne ou américaine?
  • Le guide-flèche
  • Les colles, les vernis
Fut plein ou lamellé-collé
Le lamellé-collé
ImageOn appelle lamellé-collé, des pièces massives reconstituées à partir de lamelles, qui sont de dimensions relativement réduites par rapport à celle de la pièce. Ces pièces sont collées avec les fils parallèles mains en inversant leur sens.
La haute résistance du lamellé-collé par rapport à son poids en fait le matériau de construction le plus solide.
Le lamellé-collé se justifie dans plusieurs cas:
  • Fusils de grandes tailles (110-120cm). Ces fusils étant soumis à de fortes tensions (plusieurs sandows)
  • Association de plusieurs essences de bois pour un bon équilibrage et pour un bon compromis poids-rigidité.
  • Conditionnement du bois à l’achat (plus facile de trouver des lamelles que des tasseaux de dimensions voulues)
  • Esthétique
  • Résistance élevée à la flexion quelle que soit la longueur du fût
Les désavantages sont souvent dus à une mauvaise utilisation du lamellé (collage + sens des fibres). L’assemblage est plus fastidieux et délicat, chose dont on se dispense pour un bois plein.

Le bois plein

  • Intéressant sur des petites longueurs (< 1m), le cintrage se faisant moins sentir dans ces longueurs là.
  • Le travail est facilité (pas de collage)
  • Il faut choisir un bois densité moyenne (0.6-0.8, typiquement teck)
Désavantages:
  • Peut avoir tendance à travailler s’il n’a pas été préparé correctement, il conviendra donc de réaliser un surfaçageléger des faces, de laisser travailler 2 à 3 jours (libération des contraintes internes), et de réaliser l’usinage définitif une fois s’être assuré que le bois ne travaille plus (généralement une semaine).
  • Sensibilité au cintrage sur les grandes longueurs associée à une faible section (puissance du ou des sandows)
  • Vieillissement?
  • S’assurer de la qualité du bois, (certains bois demande plusieurs années de séchage!), pas de nœuds apparents, pas d’insecte, moisissures ou champignons…

Dans un mail que m’avait envoyé Sylvain Voletti, celui-ci me disait que pour des fusils en teck massif, il les faisait tremper dans l’eau de mer 2-3 semaines et les faisait ensuite sécher.
S’ils n’avaient pas bougé, on était tranquille pour la vie!
Les Polynésiens utilisent aussi des fusils en bois plein (purau, variété d’hibiscus) et même en 140 ceux-ci ne bougent pas, alors…

Alors?

A vous de décider! Je conseillerai simplement que pour un premier essai, entraînez-vous sur du massif (iroko, teck, acajou et surtout moins chère: le sipo), plus facile car au début y aura des ratés…


Tête – sans tête
ImagePedro carbonell lors de sa victoire en championnat du monde à tahiti en 2000, s’était fait fabriquer pour l’occasion un fusil bois par un local.
Taille 120, poignée et tête beuchat, le gun des vainqueurs! Gun qui je me suis permis de refaire avec les mêmes matériaux! mais je ne suis pas devenu champion du monde pour autant, comme quoi le matériel…
Bref, passons, l’Omer America possède lui aussi une tête, réduite à sa plus simple expression il est vrai. Comme si le constructeur avait eu peur de franchir le pas!
Pourtant, si vous décidez de vous lancer dans la construction d’un fusil bois, il serait dommage de le faire avec une tête classique.
A cela plusieurs raisons:

  • Image Meilleure visibilité. Rien n’entrave la vision entre la pointe de la flèche et le poisson
  • Meilleure traînée
  • Possibilité de monter des sandows rapides. Tout le monde s’accorde désormais à dire que c’est encore ce qu’il y a de mieux: Sandows qui tirent dans l’axe (sur certains fusils, on rajoute un axe ou des ailettes sur les côtés de la tête afin de remonter les gommes dans l’axe parfait), donc moins de risque de flexion et decintrage du fût, flèches qui ondulent moins en sortie, énergie des sandows mieux restituée et plus longtemps, sandows sur mesure, possibilité d’en monter plusieurs, facilité de conception (pas de tête à monter ) , n’en jetez plus!

La poignée
ImageLà, deux écoles encore s’affrontent: la poignée en bois fait main, la poignée classique.
La solution de facilité est bien entendu de monter une poignée classique.Et quand on dit facilité, modérons nos propos! L’alignement de la poignée avec le fût, la bonne hauteur par rapport au guide-flèche, l’usinage du manchon ou tenon… Des sueurs froides et crises de nerf en perspective!
L’intérêt d’une poignée classique est d’utiliser la même poignée que vos fusils classiques (habitude, pièces de rechange, etc…)
Par contre, là où il peut y avoir un problème c’est sur les big guns. La cassette et la poignée de nos fusils classiques ne résistent pas à la traction de 2 ou 3 sandows, a fortiori plus…
L’omer black master alu supportait jusqu’à 300 kg soit plus ou moins 4-5 sandows. Hélas plus fabriquée, elle est quasiment introuvable.
Les crosses Immersion, Beuchat Mundial & Omer Alu peuvent encaisser trois sandows, mais cela restent exceptionnel, d’autres crosses sont par contre à éviter pour leur fragilité reconnue: Valentin & Cressi.
Concernant la fixation d’une poignée classique sur le fût, plusieurs solutions techniques s’offrent à vous:

  • ImageComme Alberto Lopez dans un récent Apnea, sacrifiez un bout de tube que vous introduirez dans le fût. La partie qui dépasse permettra d’y monter la crosse.
  • Façonner l’extrémité du fût en manchon de 28mm
  • Idem mais manchon de 26mm et insertion d’un tube alu autour
  • Récupérer une baguette ronde de diamètre suffisant que l’on collera-vissera au cul du fût, protégée par une résine époxy (point de fragilisation tout de même à la jonction).
  • Comme le fait Olivier Hermant, en bout de fût faire un carré de 20*20,autour duquel on emboîte un tube de 28. Les interstices sont remplis de résine fluide. c’est la solution la plus résistante avec ce type demontage.

La cassette
Si vous vous sentez de façonner vous-même votre crosse (reliée au fut par tenon mortaise par exemple), il vous faudra prévoir un cassette adaptée.
Là aussi deux solutions:
Factory: Riffe, Aimrite, Teaksea, Alexander adaptées aux flèchesaméricaines
Totemsub, Dapiran, adaptées aux flèches européennes, il y a le choix.
Au niveau des tarifs, ne rien compter en dessous de 65 € pour une cassette européenne et le double pour son homologue US.Image
Attention, certaines crosses sont faites pour le montage de flèches type américaines, c’est à dire de gros diamètre avec un talon spécifique, mais comme toujours avec un peu d’usinage on peut adapter…

Customs:
on fait plier une tôle inox en U ou on prend un profiléinox en U ou rectangulaire (dont on retire un petit coté). Cotes
externes: 12mm de large sur 35 de haut. Et on reproduit, en tapant à la lime dans la masse d’un morceau d’inox, un mécanisme existant.
Pourquoi tout Inox:

  •  Corrosion
  •  Résistance aux contraintes mécaniques, les cassettes européennes en matériaux synthétiques -corps de cassette et queue de détente- supportent mal la pression à court (3sandows de 16) ou long terme(sandows de 20).

Si vous voulez vous amuser, vous pouvez aussi faire votre cassette en titane…

Quelques liens:
http://www.totemsub.it/francese/mecc02.jpg
http://www.speargun.com/images/kits.jpg
http://aimrite.homestead.com/parts.html
http://bluewaterhunter.com/shopsite_sc/store/html/shop_gunaccessories.html
http://forums.deeperblue.net/showthread.php?s=f0298acfe7424da5e0ae326c8a46ba94&postid=248319#post248319
http://www.totemsub.it/francese/arbaletes.htm
http://www.teak-sea.com/


Flèches européennes – Flèches américaines

Deux types de flèches s’affrontent sur le marché mondial de la chasse
sous-marine. D’un coté, les flèches de type américain, de l’autre les
flèches de type européen. Voyons tout de suite les principales différences
entre ces flèches:

a. TYPE AMERICAIN

ImageOn peut aisément distinguer les accroche-obus proéminents ainsi que le talon de la flèche usiné grossièrement, ‘au carré’.Cette flèche présente principalement, par rapport aux flèches européennes, une plus grande solidité. De plus, la forme de son talon lui permet de s’adapter dans des crosses de fusil supportant les énormes efforts générés par de multiples sandows.
Elle est donc plutôt utilisée pour la CSM dans le bleu, tout du moins par ceux qui privilégient les grosses prises (impact) ou qui recherche une portée exceptionnelle.
C’est pourquoi les diamètres utilisées par ce genre de flèches sont souvent importants (de 7 à 10mm environ – taille en pouce en
général).
Par contre, il est impossible de l’utiliser avec une tête de fusil fermée, et l’usage des obus est impossible, il faut utiliser des cordelettes à la place (très pratique au demeurant, ces cordelettes).
Il est à noter qu’avec une lime et un peu d’huile de coude, il est possible d’adapter ces flèches pour qu’elles se montent sur nos crosses européennes.

b. TYPE EUROPEEN

ImageOn distingue ici le talon de flèche avec le système de maintien dans la crosse en arc de cercle, ainsi que les accroche-obus usinés directement dans le corps de la flèche.
C’est la flèche de tous les jours, celle que l’on trouvera facilement chez le revendeur du coin. Bien profilée, elle présente également l’avantage de ne pas avoir besoin de beaucoup de puissance pour filer droit et loin, grâce à sa légèreté et son profil. Elle suffit pour l’immense majorité des poissons rencontrés sur nos côtes. Le diamètre varie peu, en général de 6 à 7mm.
Elle est néanmoins assez fragile sur de gros poissons, en particulier au niveau des accroche-obus. On peut d’ailleurs noter que la forme de l’accroche-obus implique quasi obligatoirement l’usage des obus articulés classiques, car même en limant proprement les accroche-obus une cordelette aura une durée de vie particulièrement réduite.
Il existe cependant quelques parades:

  • Utilisation de câble inox de 2 mm, on, monte à chaque bout une grosse perle en plastique bloquée par sleeves, les grosses perles passent par les boucles qui restent côté sandows et ça ne bouge plus...
  • Utilisation d’ogive large type Beuchat ou artisanale, qui du fait de sa largeur ne racle pas le fût en bois.

Enfin, les crosses utilisant ce type de talon supportent rarement de multiples sandows si l’envie vous prenait d’augmenter radicalement la puissance de tir.
L’autre inconvénient majeur de ce type de flèche, étant une portée limitée du fait de son faible poids, donc de sa faible inertie potentielle, ce n’est pas avec ce type de flèche qu’il faudra espérer un impact conséquent à 6 mètres ou plus, car l’augmentation de puissance ne va pas se traduire par une augmentation de portée mais par une dissipation de l’énergie (vibrations engendrant de gros problèmes de précisions).

c. TYPE MIXTE

ImageOn peut voir ici à la fois le talon de flèche à l’européenne, et les accroche-obus quasi à l’américaine (le corps de la
flèche est quand même légèrement évidé).
Serait-ce une solution intermédiaire particulièrement bien adaptée à nos besoins? Une flèche de taille et de poids raisonnable, mais plus solide que les européennes, permettant l’usage des cordelettes à la place des obus.
Le talon permet d’utiliser les crosses européennes, ce qui présente l’intérêt d’être moins cher et facilement disponible, mais par contre supporte moins de puissance.
Reste le problème de l’approvisionnement et du prix, à moins de modifier soit même des flèches européennes classiques …
En conclusion, chaque type de flèche possède son usage particulier. Et comme elle est en adéquation avec le fusil que vous voulez fabriquer, C’est à vous de décider celle qui vous conviendra le mieux!

Le guide-flèche

Globalement sur les fusils ayant peu de puissance (petit fusil, Valentin, fusil de tir sur cible…), l’intérêt du guide flèche ne se fait pas
sentir, d’autant plus que ceux fournis d’origines sont souvent mal montés et finalement s’avèrent faire plus de mal que de bien.
Le guide flèche s’impose dès lors que l’on monte en puissance, là systématiquement il va falloir lutter contre les vibrations de la flèches, l’augmentation de son diamètre est le meilleur remède, l’ajout d’un guide flèche, voir de système type enclosed track va finir d’annuler les vibrations néfastes à la précision.

Les colles et les vernis

Concernant la finition du fusil bois, il y a plusieurs possibilités : brut, huile, vernis, peinture, résine….
Certains bois comme l’ipé ne nécessitent aucun traitement, on peut les laisser totalement brut, les bois gras, comme le teck se contente d’huile et sont donc très facile d’entretien, enfin la majorité des bois nécessitent au moins un vernis marin de bonne qualité, mais la protection ultime pour ces bois restent les résines bi-composants.
La finition brute est néanmoins considérée comme moins esthétique par une partie des chasseurs.
Le vernis est alors préféré. Il est quant a lui sans entretien jusqu’au jour où le fusil s’abîme. Là, lorsque le fusil est un peu abîmé, un coup de papier de verre fin et une nouvelle couche de vernis de finition redonnera toute sa superbe à votre joyau.

Pour les vernis, deux possibilités:

  • les polyuréthanes (mono ou bi composant), qui offrent une protection moyenne, mais suffisante et une très belle finition.

  • Les époxy bi composants, qui offrent une protection définitive, la finition reste correcte, mais ne s’approche pas de l’œuvre d’art...

Les résines sont relativement chères et souvent difficiles à appliquer, il convient de respecter scrupuleusement les dosages et les temps de séchage, ensuite on ne peut les appliquer n’importe comment.

fin de limiter la formation de micro-bulles il faut:

  • que le bois soit parfaitement sec et chaud lors de l’application de la première couche,

  • que la résine soit à une température élevée, ce qui va garantir sa fluidité et son tendu sur le support.

Avec ces conditions le bois va dégazer, il faudra alors mieux attendre 2 à 3 jours avant d‘appliquer les couches suivantes, certes on perd du temps mais le résultat et plus garanti.
Ensuite il ne faudra pas mélanger des résines de marques différentes, les composants pouvant mal réagir entre eux.

Pour les colles:

Jean Griffet, dans l’Apnea de juin 2002, dit utiliser de la simple colle à bois vinyle, à condition que les surfaces soient planes et fortement serrées.
On utilisera plus sûrement une colle époxy bi-composant (ex: araldite AV 138M + durcisseur HV 998)
De la même manière que pour les fûts pleins, il faudra laisser le montage en bois lamellée/collé sécher et travailler plusieurs jours, ensuite on fera un surfaçage léger des différentes faces du fût pour libérer les dernières contraintes, après, et alors à ces conditions, notre fût sera capable d’encaisser une puissance colossale sans broncher.
Globalement, on peut dire qu’un fusil bien réalisé n’a pas de limite de vie, certes les chocs répétés et l’altération du temps sur les couches de finitions vont ternir ce bijoux, mais il sera toujours possible de lui refaire une beauté…

Quelques astuces autour du fût

  • Le moulinet pourra être monté à même le fût, directement vissé dans l’âme du bois,
  • La flèche sera maintenue, d’un côté par la crosse et de l’autre en position sur le fût par le fil nylon coincé sous une simple tige inox.
  • On pourra ménager un passage pour le montage rapide des sandows, comme Riffe, ou alors utiliser un système de montage rapide des sandows, comme Totem, ce qui aura tendance à moins fragiliser la tête.
Conclusion

Vous avez vu que pour un même problème, il existe plusieurs solutions, tout comme il existe plusieurs techniques de fabrications selon le type de fusil que vous voulez réaliser.
Il va sans dire que si vous voulez construire un gun pour taquiner le marlin ou le thon à dents de chien, il n’aura pas les mêmes caractéristiques qu’un fusil destiné à chasser la daurade à l’indienne..
Si pour le deuxième la maniabilité et la souplesse sont primordiales, pour l’autre on cherchera la puissance et la portée avec les conséquences qui en découle sur la construction du fusil.
Il suffit de voir les fusil riffe pour s‘en rendre compte.
Bon, maintenant que tout ces principes vous sont acquis, vous aurez droit le mois prochain à un didactique de a à z sur la construction d'un fusil en bois.
Bon courage!

 

Construire son baudrier by granseb

Le matériel nécessaire 

Le plomb

ImagePlusieurs façons de s’en procurer:
. Acheter chez Décaschmol des plombs de ceinture de 1 ou 2 kg, mais c’est un peu cher, et pas facile à faire fondre.
. Connaître un plombier, et lui faire les yeux doux pour qu’il vous cède un peu de tuyau, suite à une rénovation de vieille maison.
. Aller chez un ferrailleur (voir avec Max pour les adresses…) qui en a généralement des containers entiers, pour 3 sous.
L’expérience de M@rko semble montrer qu’il vaut mieux oublier le plomb de batterie de voiture, que le long séjour dans l’acide rend
très désagréable, et même dangereux à faire fondre (mousse, émanations,etc…)
On préfèrera les petits morceaux, et même les fines lamelles, qui facilitent grandement la fonte.

Les sangles

ImagePour laceinture, on privilégiera les versions permettant de conserver sa ceinturemarseillaise d’été, que l’on glissera tout simplement dans les plombs du baudrier: pourquoi racheter quand on en a déjà une? Et concernant la manip’, ce n’est pas quelque chose que l’on fait toutes les semaines,mais une fois pour plusieurs mois d’hiver (et inversement au démontage de printemps).
Les puristes pourront aller voir le bricolage de Waine en Annexe sur la fabrication de la marseillaise (et notamment la boucle!), merveille d’opiniâtreté d’un homme qui, manifestement, touillerait lui-même la sève d’hévéa dans le chaudron s’il pouvait fabriquer le caoutchouc à la maison!! Chapeau bas en tout cas, mais il faut du matos!
Pour le matériau, la sangle caoutchouc est INDISPENSABLE à la ceinture (d’où la marseillaise), et vivement recommandée pour les
bretelles: cela épouse le torse durant la descente, cela ne glisse pas lors du canard, c’est très confortable, notamment pendant la préparation en surface et la phase de ventilation (j’ai pas dit hyper!!); bref, c’est top!
Evitons absolument l’option sous-cutale, même avec une attache rapide: en cas de soucis, moins il y a de manip’, plus on a de
chance que ça marche (et il vaut mieux que ça marche…). Et surtout, rappelons le encore: un baudrier bien réglé, que ce soit au niveau de la taille ou des bretelles, ne glisse JAMAIS, quelles que soient les positions dansl’eau!
La sangle caoutchouc n’est pas forcément simple à trouver: la meilleure solution est de se procurer de la chambre à air de tracteur, qui fait 3 à 4mm d’épaisseur, et que l’on découpera en longues bandes de 5cm de large. On a tous près de chez soi (sans le savoir) un vendeur de matériel agricole professionnel, qui a souvent un atelier de réparation, et qui pourra vous mettre de côté de vieilles chambres lorsqu’il changera les pneus du monstrueux Massey Fergusson du gros exploitant du coin.
La chambre à air de voiture est trop fine et donc trop élastique; elle nécessite alors de coller plusieurs couches à la
néoprène pour gagner en tenue.

Reste bien sûr la sangle nylon, plus facile à trouver (LeroyRama, Decaschmol, Accastillage Profusion…), mais tellement moins confortable.

Les boucles

ImageÉlément de sécurité supplémentaire au niveau des bretelles, les boucles rapides type US peuvent être en inox, ou en plastique (moins solides mais moins chères).
Outre le fait de permettre un réglage aux petits oignons des bretelles, elles rendent le largage très rapide
en cas de soucis.
On les trouve facilement chez Decaschmol, mais aussi chez LeroyRama, au rayon Corderie.

Les rivets:

ImageInox ou laiton, on les trouve dans les magasins d’accastillage, ou même au brico, s’il est grand. Il faut prévoir un diamètre conséquent, et donc, la pince et les biskotos qui vont avec.
Pour éviter que les trous ne s’agrandissent à la longue, on peut même prévoir une petite plaque en alu de chaque côté, pour serrer la sangle sur une surface plus importante.


RéalisationImage

D’abord, un beau schéma général (merci M@rko!), qui permet de bien visualiser les différents éléments.
Notons différents points de détails:
les boucles US doivent "tomber" sur la poitrine,pour un accès, et donc un éventuel largage facile.
Les bretelles se croisent au niveau du plomb dorsal, pour plus de confort.
La ceinture marseillaise passe dans les 3 plombs, et peut donc être ôtée ou réglée facilement;
ce système permet également le rajout de plombs de 500g pour ajuster encore le lestage aux conditions.


Réalisation des moules

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Image Voilà bien la partie la plus pointue! Waine reprend une idée simple, utilisée par mon père de façon encore plus simple. En voici le principe: de la cornière que l’on met en forme, posée sur une plaque de fer, et qu’on solidarise avec quelques petits serre-joints.
Waine a fait parlé le poste à souder, mais il suffit d’acheter 1m de cornière alu chez CastoMerlin, et de lui donner la bonne forme avec un coup de scie à métaux sur un côté, et l’autre côté que l’on tord à la bonne forme.
Bien sûr, à l’intérieur de chaque moule, il faut penser aux trous pour faire passer les sangles: ici, Waine réalise cela parfaitement, là encore avec quelques morceaux de cornières bien sentis.

ImageIls sont ici positionnés en haut à l’oblique, pour que les bretelles tombent bien sur les épaules (variante de la version croisée de M@rko), mais ils ne sont pas dans le bon sens en bas, car Waine est partie sur l’option d’une marseillaise fixe, positionnée sous le plomb (voir son schéma général dans l'exemple de construction de waine);
pour revenir à l’idée de la marseillaise amovible, il suffit de positionner les cornières du bas à la perpendiculaire de la base: on pourra alors y passer la ceinture comme dans un plomb classique.

Calculer les dimensions de son moule
Pour calculer les dimensions de votre moule afin d'avoir un plomb au poids désiré vous devez calculer le volume d'une forme
trapézoïdale .
Exemple pour un plomb dorsal de 5kg (à peu près).

  • Petite base : 0.13m (13cm...)
  • Grande Base : 0.17m
  • Hauteur : 0.16m
  • Épaisseur (épaisseur de la cornière) : 0.02m


Aire du Trapèze : [(0.13+0.17)/2]*0.16 = 0.024 m2

Volume du plomb : 0.024 * 0.02 = 0.00048 m3

Masse volumique du plomb : 11300 Kg/m3
Soit un poids de : 0.00048*11300 = 5.4 Kg
Vous pouvez ainsi jouer sur les dimensions afin d'obtenir le plomb souhaité

La Fonte
On recommandera de vaporiser l’intérieur des moules d’un coup de bombe spécial démoulage, que l’on trouve dans tous les
bricos pour quelques euroballes au rayon Peintures et Résines.
Si on peut se procurer du plomb en petits morceaux, c’est le top: cela fond vite et bien.
Une balance de cuisine pour trouver le bon poids, une vieille casserole (au manche TRÈS solide!), un camping gaz devant le garage ou sur le balcon, c'est-à-dire au grand air, et "chauffe Marcel!".
Si les morceaux sont gros, il reste le chalumeau (sorte de dromaludaire à deux bosses…) à main, type camping gaz encore, qui peut permettre de coller directement dans le moule, ou là encore dans une casserole, après avoir coupé à la scie à métaux la quantité nécessaire. Opération à faire si possible bras tendu, avec un gant "spécial plat chaud", car le plomb farci d’impuretés peut brûler en surface, ou provoquer de petites projections.
Il n’y a plus qu à couler cela dans le moule, là encore avec toutes les précautions que peuvent inspirer un métal en fusion, même à
"basse température".
Attendre une bonne heure: ce n’est pas forcément nécessaire, mais bon on ne sait jamais.
Démouler
Ébarber à la lime à métaux
Peaufiner au papier de verre pour
Eliminer tous les angles un peu tranchants, afin que la combi ne souffre d’aucun futur frottement.

  L’assemblage
Yapluka!!
Sangles en grande longueur (il vaut mieux voir large, et recouper ce qu’il y a en trop après avoir ajuster sur soi, notamment les bretelles).
Rivets inox + pince qui va bien.
Plombs tous neufs qui brillent encore (mais plus pour longtemps).

Possibilités de fignolage:

ImageImage

Avec un peu de gros fil de fer inox de 1,5mm (toujours au brico), on pourra ajouter quelques "options", comme par exemple un anneau pour fixer le fil de l’accroche-poissons, ou le mousqueton de la bouée, ou encore un pince-fil sur le plomb opposé, toujours pour le fil de l’accroche-poissons après qu’il ait fait le tour de la taille.

De simples vis inox suffiront à percer le plomb très mou, et fixer, et des
rondelles inox maintiendront l’ensemble solidement.

Améliorer sa visée

On peut aussi travailler sur la résistance latérale, et la visée, par ce type de modification:

Remplacement de la tête de l’arbalète

Imagela tête du Sporasub Sniper s’achète seule, pour 13 € env. et est adaptable sur tout tube de 28 mm
Elle offre plusieurs avantages:
la tête n’est plus que le prolongement du tube, les sandows étant fixés de part et d’autre, ce qui réduit l’épaisseur de l’ensemble, et élimine
les vibrations des boudins lors des déplacements rapides.
Notons que l’anneau de maintien de la flèche, qui existe normalement sur ce modèle, a été éliminé.

Image Grâce au positionnement d’un petit pince-fil d’un côté, et d’un guide de l’autre, c’est le fil lui-même, en repassant par dessus la flèche, qui la maintien pour l’empêcher de bouger verticalement.
La manipulation de rechargement dans l’eau, après un tir, peut paraître complexe, mais devient naturelle et rapide avec un peu de pratique. Même avec des gants épais.
Les visses, tiges et rondelles utilisées sont bien sûr en inox ou laiton.
Le fil est transparent.
Le résultat offre une visée exceptionnelle, où l’on voit la flèche de la crosse à la pointe !!
On a alors l’impression de pointer directement son doigt sur le poisson.
Avec tout cela, plus d’excuse: seulement de la honte ou du désespoir…

Une crosse à sa main

Voici en quelques photos, et quelques explications, des idées pour faciliter la prise en main de votre jouet préféré (attention, l’exemple
ci-dessous est prévu pour les gauchers).
Matériel nécessaire: chatterton, superglue, colle forte bicomposée (type Araldite), un vieux sandow noir (qui offre fermeté et confort), et un cutter à lame neuve

Rallongement de la queue de détente

Image(que vous avez de grandes mains, Mère Grand !), pour un déclenchement sur la première phalange
1 - découper un morceau de sandow à la taille voulue
2 - coller avec la Superglue pour un ajustement précis en une prise rapide
3 - renforcer à l’Araldite, car la Superglue n’est pas assez solide et laisser sécher 24h

Modification de la forme de la crosse

Image1 - découper un morceau long (5 à 8 cm selon la taille des mains) et biseauté, et l’ajuster sur le côté de l’arrière de la crosse, pour qu’il tombe dans la paume, sous le gras du pouce = déplacements verticaux améliorés
2 - ne pas coller, pour pouvoir réajuster la position jusqu’à qu’elle soit parfaite (ne pas oublier de mettre son gant !!), bien maintenir l’ensemble avec du chattertonImage
3 - découper dans ¼ de sandow coupé en longueur, environ 3 à 4cm biseautés, et l’ajuster sous les 1ères et 2èmes phalanges du pouce = meilleur maintien latéral
4 - même principe de fixation.
Résultat: la main s’«enclenche » littéralement dans la crosse !

 

Régler la course de la détente

ImageUne détente bien réglée doit déclenchée le depart de votre flèche dès que l'esprit pense "tir!".
On convient qu'une course de 1cm est trop importante. Pour vérifier la course, enclenchez la flèche, pointez votre fusil tête en bas et appuyez progressivement sur la gâchette et voyez à quel moment la flèche est libérée.
Certaines crosses ne permettent pas de régler la sensibilité de votre gâchette. Une petite astuce à user avec précaution consiste à
limer sur 1mm la partie qui retient le talon de la flèche. Effectuez l'opération en plusieurs fois en vérifiant la course de votre
détente car il est impossible de revenir en arrière

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