Le baudrier Sécu

ImageDiabar et Orca se sont penché sur la question du largage du baudrier.
Comme aucun système vendu dans le commerce n'était satisfaisant, ils vous proposent un Baudrier qui se largue presque aussi facilement qu’une ceinture !
Un bricolage maison en quelques dizaines de minutes!!!
 
1 – Matériel nécessaire :


A – Pour le plomb dorsal :

  • Une quantité de plomb en bande fine (vieux solin par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Solin ) correspondant à un peu plus que le poids  que l’on souhaite pour le plomb dorsal. Cela compensera le retrait du surnageant ;
  • Du bois pour fabriquer le moule du plomb dorsal. Une plaque assez épaisse pour éviter qu’elle ne se fende avec la chaleur d’une dimension de 50*40cm et un liteau en bois de 25*27mm (mesure variable selon comment on souhaite faire le plomb) ;
  • Une scie ;
  • Un marteau et des clous ;
  • Un mètre ;
  • Une brosse rêche pour nettoyer le solin si c’est de la récup ;
  • Une veille casserole pour faire fondre le plomb ;
  • Une vieille spatule pour éliminer le surnageant ;
  • Un endroit très aéré où faire fondre le plomb (Attention DANGER) ;
  • Un chiffon mouillé que l’on mettra sur le visage pour se protéger des émanations toxiques du plomb ;
  • Un récipient pour récupérer le surnageant brûlant que vous pourrez ensuite jeter ;
  • Une lime.


B – Pour le Baudrier :


  • Le plomb dorsal ;
  • Une ceinture Marseillaise ;
  • Deux sangles type Marseillaise (vieilles ceintures par exemple) ou nylon d’environ 1,50m chacune ;
  • Des œillets inox ou en laiton de 10mm de diamètre intérieur minimum ;
  • Une pince à œillet ;
  • Deux boulons à tête plate de 6/8mm de diamètre avec écrous et rondelles correspondantes ;
  • Une lime ;
  • Une perceuse avec des mèches, ou des pointeaux / tamponnoirs adaptés au diamètre des œillets ;
  • Un cutter pour ajuster les sangles en longueur ;
  • Un sandow de sous-cutale d’1,5m environ.

2 – Fabrication :

A – Du plomb dorsal :


Etape 1 – Le moule :

ImageA l’aide de la plaque en bois, de la scie, du liteau et des clous on fabrique le moule du plomb. Ca donne ce que l’on voit sur la photo si dessous pour la forme que je souhaite. Mais vous pouvez adapter à votre guise, la forme et les dimensions du plomb en fonction de vos préférences :
 Il est bien important de bien faire attention à ajuster les morceaux de liteaux qui font le cerclage du moule, ce afin d’éviter les « fuites » au moment de couler le plomb. Et de bien orienter les pièces de liteau comme sur la photo, afin d’obtenir la bonne orientation pour les passant des sangles du baudrier. Je vous recommande aussi de ne clouer les morceaux de liteau servant à modeler les passant des sangles à l’aide d’un seul clou. Cela fera un point de pivot et facilitera le démoulage du plomb en cas de besoin.

Etape  2 – La fabrication du plomb :

ImageUne fois le moule prêt,  il faut maintenant faire fondre le plomb. Pour cela, si on utilise un vieux solin, il faut d’abord le décrasser au mieux avec la brosse. Cela permettra d’avoir moins de surnageant à éliminer quand le plomb sera liquide.
Ensuite le découper en petits morceaux et commencer à faire chauffer la casserole dans un lieu très aéré. Une fois chauffée, protéger votre visage et vos voies aériennes avec le chiffon humide, puis commencer à faire fondre le plomb.
Lorsque tout le plomb sera fondu, vous verrez un surnageant correspondant à toute les impuretés que contenait le plomb. Utilisez la spatule pour l’éliminer et laissez le refroidir dans le récipient. Vous pourrez ensuite l’emmener à la déchèterie. Cette étape doit se faire tout en continuant à faire chauffer le plomb pour ne pas qu’il redevienne solide.
Versez ensuite, doucement (Attention aux projections) et progressivement mais en une seule fois (pour éviter l’effet « mille feuille ») le plomb liquide dans le moule qui sera posé bien à plat. Laissez refroidir pendant quelques minutes puis démouler.
Il ne vous restera plus qu’à peaufiner la forme du plomb avec la lime pour qu’il soit prêt à l’emploi.
Vous pouvez aussi fabriquer le fond du moule en métal, mais à ce moment là faites le chauffer avant de verser le plomb liquide à l’intérieur. Sinon, vous risquez gros avec les projections !!! Le plus simple consistant à le faire entièrement en bois comme indiqué si dessus.
    
B – Du Baudrier :

Maintenant c’est l’histoire de 15 minutes…

ImageDans un premier temps, percez deux trous dans le haut du plomb que vous venez de couler, puis percez une des extrémités des sangles de façon à pouvoir les fixer au plomb dorsal à l’aide des boulons à tête plate. N’oubliez pas de placer la rondelle comme sur la photo afin d’éviter que l’écrou ne passe au travers de la sangle en manipulant le baudrier.
ImageDans un second temps, percez l’autre extrémité des sangles avec quelques centimètres d’intervalles entre chaque trou, de façon à pouvoir les ajuster côté torse sur la boucle de la ceinture. Le plus simple étant de prendre exemple sur le modèle de la Marseillaise pour le diamètre et l’espacement des trous.
Une fois l’ajustement trouvé, couper les sangles à l’aide du cutter en laissant un peu de marge au cas où vous connaîtriez des variations de poids, ou que vous prêteriez votre baudrier à un(e) « Amcopcole ». Une fois percée, je vous conseille de mettre des œillets dans ces trous pour les renforcer. Cela aidera aussi à faire glisser le passant de la ceinture pour le largage, car le métal accrochera moins que le caoutchouc de la sangle.

Maintenant ce n’est qu’une histoire d’ajustement. En l’état il ne vaux mieux pas faire passer la Marseillaise directement dans les trous « bas » du plomb  car on se retrouverait avec une ceinture en position haute dans le dos… ce serai assez inconfortable. Mais la forme de ces trous le permet pour ceux qui souhaitent le porter ainsi.

L’astuce, c’est d’utiliser comme sur la photo des sangles de couteaux ou des sangles de sac à dos avec boucles de réglage pour relier le « bas » du plomb dorsal à la ceinture, en permettant un ajustement vertical de ce plomb.
Ainsi, on aura la Marseillaise en position basse sur les hanches et le plomb dorsal en bonne position dans le dos pour le confort et la ventilation.

 Il ne reste plus, si on le souhaite, qu’à rajouter un passant de sous-cutale pour éviter que le baudrier ne remonte dans le dos au moment du canard, mais ça n’a rien d’obligatoire. Dans le cadre de notre utilisation, en serrant bien la ceinture sur les hanches ça n’a pas bougé.

ImageImage


3 – Utilisation :

Ce système fonctionne comme une ceinture classique. Une fois les sangles libérées en tirant sur la Marseillaise, le poids du plomb dorsal fait glisser les sangles… du coup, l’ensemble tombe d’un trait.
Vous avez donc le confort du baudrier couplé à la sécurité de la ceinture.

Deux bémols cependant à ce système :

-    Au moment de la fabrication, bien veiller à ce que le diamètre des œillets soit suffisamment large pour que le passant de la boucle de la ceinture glisse sans forcer. Sinon, vous aurez des difficultés à larguer le tout.

-    Une fois la sangle de la ceinture et les deux sangles du baudrier en place dans la boucle, vous verrez que ce n’est pas très esthétique si vous utilisez des sangles dorsales épaisses. Le passant métallique sera un peu relevé du fait de l’épaisseur des 3 sangles. Pour avoir testé, ça ne bouge pas et ce n’est donc vraiment qu’un inconfort visuel. Sur les photos du dossier, le problème a été éludé en utilisant des sangles plus fines.
 
Enfin, sachez que nous avons eu cette idée parce que les baudriers du marché nécessitent tous  une gymnastique pour les larguer. Ce qui, en plongée peut s’avérer être de trop. Cependant, les recommandations d’utilisation restent les mêmes :

-    Bien qu’il soit tentant d’utiliser ce système pour « s’en larguer », compte tenu du fait que l’on s’en libère aussi facilement qu’une ceinture. Je vous conseille de ne l’utiliser qu’en petits fonds et réserver la ceinture, voir la largable pour les « Abysses ».
-    Et n’oubliez pas d’expliquer le fonctionnement du baudrier à votre équipier pour qu’il sache comment le défaire en cas de problème. On ne sait jamais…

Nous souhaitions au départ déposer un brevet sur ce système afin de financer en partie l’association « Plongeurs Solidaires » née suite à l’accident tragique de Denis.
Pour le moment le projet du brevet et l’association sont en stand-by mais nous espérons que tout pourra redémarrer dans le courant de l’année 2008. Dans tous les cas, brevet ou pas, si des particuliers souhaitent fabriquer le système maison, lancez vous… l’objectif c’est la sécurité, pas l’argent. Si le brevet est déposé, nous espérons simplement avoir une entrée d’argent régulière grâce à la commercialisation du baudrier, qui puisse aider à faire vivre l’association. Rien de plus…

En espérant que ce système puisse éviter des accidents, bon « plouf » à toutes et tous.

Le duo Diabar et Orca ;-)

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